À Soulac et au Verdon, un homme de cinquante-sept ans a été reconnu coupable d'avoir exercé comme kinésithérapeute sans jamais avoir été diplômé. Le tribunal correctionnel de Bordeaux l'a condamné le 4 juin à dix mois de prison avec sursis et à une interdiction définitive d'exercer toute activité médicale ou paramédicale.
Ce prétendu kinésithérapeute a pratiqué entre 2022 et 2024, se faisant passer pour un professionnel grâce à des mensonges et des documents falsifiés. Selon Sud Ouest, sa pratique a été révélée au grand jour par des rumeurs et des témoignages de patients qui avaient des doutes sur son comportement.
Manipulations et tromperies systématiques
Il a entretenu le flou en affirmant avoir obtenu son diplôme au CHU de Nantes et en prétendant avoir exercé à l’hôpital de Royan. En réalité, il manquait d'une formation adéquate et sa façon de travailler laissait à désirer. Ses victimes, dont une femme qui l’a fait venir trois fois par semaine, ont rapporté qu'il avait utilisé divers appareils et même manipulé un chihuahua.
«Je ne pensais pas avoir fait de mal, ni avoir un quelconque but lucratif.»
Les choses ont pris une tournure inquiétante lorsque des patients ont remarqué ses méthodes peu conventionnelles, comme son habillement peu soigné durant les séances. L’alerte a été donnée par le maire du Verdon, qui a contacté l'Agence régionale de santé, confirmant ainsi que l’homme n’était pas enregistré comme kinésithérapeute.
Un passé judiciaire douteux
Déjà condamné en 2000 pour des faits similaires, il a essayé de minimiser ses actes lors de son procès. Son argumentation selon laquelle il agissait pour le bien des patients a été balayée par le président du tribunal, qui lui a rappelé que se présenter comme un kiné était un crime grave.
Malgré sa tentative de se défendre en invoquant des errances de pensée, l'homme a été mis en garde : « Vous avez déjà été reconnu coupable, qu'est-ce qui vous garantit que cela ne se reproduira pas ? » La nuance de sa défense a fait peu de poids face à ses actions trompeuses envers ses patients. Au final, il a été relaxé pour la mise en danger de la vie d'autrui, mais a reçu une peine qui souligne la gravité de ses actes.







