La Chancellerie a annoncé, ce jeudi 28 mai, la création d'une salle de justice sur le site pénitentiaire de Fleury-Mérogis, située dans l'Essonne. D'après un communiqué de l'AFP, ce projet d'une capacité d'accueil pouvant aller jusqu'à 50 accusés et 1000 spectateurs est conçu pour optimiser les procédures judiciaires et limiter les risques liés aux transferts de détenus des établissements de haute sécurité.
Le coût de cette salle modulaire est estimé à moins de 10 millions d'euros, a précisé le ministère de la Justice à BFMTV. Un autre projet similaire est actuellement à l’étude pour un emplacement encore non divulgué.
Réduire les risques liés aux transports des détenus
Cette salle s’inspire des systèmes italiens, qui ont été un exemple pertinent pour le traitement des affaires de criminalité organisée (QLCO). Ces nouvelles unités de justice sont destinées aux détenus les plus dangereux, notamment ceux liés au narcobanditisme. Les extractions de ces quartiers seront strictement régulées, minimisant ainsi les risques d'évasion, tels que ceux dictés par des événements tragiques comme l'évasion du narcotrafiquant Mohamed Amra, qui a conduit à la mort de deux agents pénitentiaires en 2024.
Des modèles similaires ont été mis en place dans d'autres établissements, comme à Condé-sur-Sarthe et Vendin-le-Vieil, avec un nouveau QLCO qui devrait bientôt ouvrir à Réau, en Seine-et-Marne, tout près de Paris.







