Le 22 mai dernier, 300 personnes se sont rassemblées à Saint-Étienne-de-Montluc, en Loire-Atlantique, afin de participer à une opération de recherche citoyenne pour retrouver Manon Relandeau, portée disparue depuis le 27 mars. Les bénévoles ont rejoint la gendarmerie dans des investigations intensives.
Ce texte est tiré d'un reportage. Cliquez ici pour voir la vidéo intégrale.
Les volontaires se sont organisés en plusieurs groupes, parcourant des hectares de bocage, alternant prairies verdoyantes et herbes hautes. "On est ici pour trouver des indices qui pourraient nous aider", a confié une participante, en quête de tout élément susceptible de faire avancer l'enquête sur la disparition de Manon Relandeau. Sous un soleil accablant, les gendarmes ont insisté sur l'importance d'observer chaque détail : "Un paquet de cigarettes ou des lunettes oubliées peuvent être significatifs. Soyez curieux.”
Au cœur de cette démarche se trouve une ambiance de tension mêlée d'espoir. "On a peur de ce que l'on pourrait découvrir, mais on reste déterminés", a déclaré une volontaire. Parmi les participants, des proches, dont les parents d’un ancien compagnon de Manon, expriment une tristesse palpable. "On espère encore la retrouver vivante, mais l’espoir s’amenuise. Nous l’aimions beaucoup", ont-ils confié.
65 hectares à explorer
Âgée de 31 ans, Manon Relandeau a disparu il y a près de deux mois. Les gendarmes ont déjà effectué des recherches à pied, en tracteur sur sa ferme, ainsi qu'à l'aide de drones. Cette battue du 22 mai se concentre sur 65 hectares de terrain, allant parfois jusqu'à 10 kilomètres du village. En cas d'inefficacité, des prochaines opérations pourraient être envisagées : "Soit on relance l'appel, soit on mobilise uniquement des militaires pour compléter les recherches", a annoncé le lieutenant-colonel Caffart.
Le compagnon de Manon, un Algérien, a été interpellé alors qu'il se trouvait dans l'ouest de la France, en compagnie de leur fille de 15 mois. Bien qu'il soit suspecté de l'avoir mise en danger, son extradition reste incertaine. Cette affaire continue d'émeut la communauté de Saint-Étienne-de-Montluc, dont la solidarité se révèle plus forte que jamais.







