La pression s'intensifie autour du chanteur Patrick Bruel. Alors que son agence d'événementiel a annulé trois dates de concerts prévu au Canada, plusieurs maires lui ont demandé de renoncer à se produire dans leurs villes.
Âgé de 67 ans, l'artiste est sous le coup de douze plaintes et de plusieurs enquêtes pour viols en France, ainsi qu'une enquête judiciaire en Belgique pour agression sexuelle. Sa tournée débute le 16 juin au Cirque d'Hiver à Paris. Emmanuel Grégoire, le maire de la capitale, a fait appel à Patrick Bruel, l'exhortant à "mettre entre parenthèse sa carrière" tant que la justice n'a pas tranché.
Une demande de retrait pour des raisons de décence
Dans un élan similaire, le maire de Marseille, Benoît Payan, a requis que le chanteur annule son concert programmé le 30 octobre, en raison de la gravité des accusations. RMC rapporte ses propos où il insiste "par respect pour la parole des victimes" et en faveur d'une justice sereine.
La maire de Brest, Stéphane Roudaut, partage également cet avis et appelle Patrick Bruel à "se retirer" le temps que les faits soient jugés. Il a ajouté que la présomption d'innocence doit être respectée, mais que la dignité impose cette décision.
Johanna Rolland, maire de Nantes, a aussi plaidé pour la suspension de la tournée, affirmant qu'il serait incompréhensible de maintenir un spectacle dans le contexte actuel.
À Nancy, le maire Mathieu Klein a déclaré que la parole des victimes doit être entendue et respectée. Arnaud Deslandes, le maire de Lille, a également appelé à une suspension de la tournée, réclamant responsabilité face à la pluralité des témoignages.
Une pétition prend de l'ampleur
En réaction à ces événements, une pétition soutenue par des associations féministes a déjà récolté plus de 25 000 signatures demandant l'annulation des concerts à venir de l'artiste.
En dehors des villes françaises, Patrick Bruel a également des représentations programmées en Suisse et en Belgique, où des appels similaires à l'annulation ont été lancés.
Finalement, la ministre Aurore Bergé a suggéré qu'il revient à l'artiste de décider s'il désire poursuivre ses concerts, soulignant l'importance de ce choix.







