Le gouvernement a déclaré que l'épidémie d'hantavirus est actuellement maîtrisée. Au mercredi 13 mai, les 22 cas contacts ont été hospitalisés et placés en isolement. Les experts affirment que le virus n'a pas montré de signes de mutation jusqu'à présent.
Situation des patients isolés
Trois adolescents, accompagnés de leurs parents, sont sous observation à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Ils figurent parmi les cas contacts à haut risque, ayant pris le même vol entre Sainte-Hélène (Royaume-Uni) et Johannesburg (Afrique du Sud) que la patiente néerlandaise décédée. Bien que tous aient été testés négatifs, ils demeurent à l'hôpital pour prévenir toute propagation et pour permettre une réponse rapide en cas de symptômes.
Le professeur Pierre Tattevin, responsable du service des maladies infectieuses au CHU de Rennes, a ajouté : "Les personnes peuvent évoluer vers des complications pulmonaires qui entraînent un manque d'oxygène. Il est donc crucial d'agir rapidement pour leur fournir les soins nécessaires."
Les 22 cas contacts sont suivis dans des hôpitaux à Paris, Bordeaux et Marseille. Leur observation durera au moins 15 jours, car la période d'incubation peut s'étendre jusqu'à six semaines.
Un virus sous surveillance
Des nouvelles encourageantes montrent que, selon les premiers séquençages, le virus ne présente pas de mutation, ce qui facilite sa surveillance. La ministre de la Santé a souligné : "En ce moment, il n'y a pas de circulation du virus. Nous devons nous préparer à tous les scénarios, même ceux qui semblent improbables."
Pour se préparer à d'éventuelles complications, 18 hôpitaux de référence sont en alerte. Le CHU d'Angers, par exemple, a mis en place un hôpital portatif pour accueillir des patients potentiels. Cette situation souligne l'importance de la vigilance face à des menaces sanitaires. Grâce à ces mesures, le risque de propagation du hantavirus semble maîtrisé, mais les autorités restent sur le qui-vive.







