Après une légère baisse, Météo-France prévoit un retour des fortes chaleurs dès ce week-end, un phénomène qui pourrait mettre à l'épreuve les capacités d'adaptation des habitants et des infrastructures. Patrick Galois, prévisionniste pour Météo-France, a déclaré à l'AFP : "Nous anticipons un nouvel épisode caniculaire à partir de vendredi, avec des températures souvent supérieures à 35°C, bien que toutes les régions ne soient pas nécessairement touchées."
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a,certaines critiques concernant l'évaluation des décès liés à la canicule récente, se plaidant d'une "injustice" sur les chiffres avancés par les écologistes. Toutefois, des données de Santé publique France indiquent qu'un surplus d'environ 1 000 décès a été enregistré depuis le 24 juin, notamment parmi les personnes âgées, représentant une menace accrue pour les plus vulnérables. Selon un rapport, l'excès de mortalité lors de la canicule du 24 au 28 mai a également été noté, avec 300 morts supplémentaires.
La France endure depuis le 17 juin une vague de chaleur sans précédent, effectuant une transition vers un nouveau pic de chaleur. Les températures ont néanmoins chuté, demeurant toujours au-dessus des normales. Actuellement, quatre départements du Sud-Est se retrouvent sous vigilance orange. Des températures avoisinant les 39°C ont été enregistrées dans des villes telles que Nîmes et Uzès.
En réaction à ces événements, Galois évoque un "phénomène aggravant" : l'absence de pluie durant les transitions entre les épisodes caniculaires intensifie la sécheresse des sols, augmentant ainsi les risques d'incendies. En effet, dès cette semaine, plusieurs départements sont en "risque très élevé" concernant les départs de feux.
Sur le plan sanitaire, un nombre élevé de décès à domicile suscite l'inquiétude. L'épidémiologiste Basile Chaix, directeur de recherche à l'Inserm, indique que les canicules pourraient causer entre 1 000 et 7 000 décès par an, cette année étant probablement plus proche des 7 000, note l'AFP.
Nicolas Revel, directeur général de l'AP-HP, a également exprimé sa préoccupation face à la charge accrue que cela représente pour les soignants, déjà surmenés. "À partir de juillet, nous sommes en effectifs réduits, et la charge de travail risque d'augmenter encore", a-t-il souligné.
Elodie Gazeau, infirmière libérale à Martigné-Briand, a révélé que son équipe met en place des tournées supplémentaires le soir pour s'occuper des patients vulnérables, conscient des effets néfastes de la chaleur sur les maladies cardiaques et respiratoires.
D’un autre côté, côté infrastructures, la perspective d'une nouvelle canicule inquiète également. Récemment, plusieurs milliers de personnes ont subi des coupures de courant, causant des pertes financières importantes, notamment pour le restaurant Le Beau Lieu à Bordeaux.

"Nous devons envisager des solutions pour adapter nos équipements, car pour l’instant, ils ne sont pas adaptés," a déclaré Stéphane Maire, conseiller d’exploitation du restaurant. À l’échelle européenne, plus de 95 millions de personnes, principalement dans le sud et l’est, devraient également subir des températures dépassant les 35°C cette semaine.
Enfin, aux États-Unis, une intense vague de chaleur se profile, promettant des températures record et impactant des événements majeurs comme le Mondial de football.







