Le syndicat CGT a récemment fait entendre sa voix en dénonçant ce qu’il considère comme une discrimination à l’encontre d’une salariée du gestionnaire des lignes à haute tension RTE. Cette employée est menacée de licenciement en raison du port d’un foulard sur son lieu de travail. Les syndicats appellent à un rassemblement devant le siège de l’entreprise pour protester contre cette décision qu’ils qualifient d’injustifiée.
Dans un communiqué, la CGT Énergie a précisé que cette salariée, qui travaille dans un service d’études en ingénierie, fait face à un entretien disciplinaire pour sa tenue vestimentaire, après avoir reçu un blâme antérieur. Selon le syndicat, « rien ne justifie cette discrimination en raison d'une appartenance réelle ou supposée à une religion ».
Le syndicat qualifie la position de la direction de RTE de « posture idéologique », affirmant qu’elle constitue une « stigmatisation des minorités » dans le cadre d’une politique de ressources humaines jugée « autoritaire ». Interrogée par l’AFP, la direction de RTE a refusé d’aborder ce cas particulier, réaffirmant sa volonté de ne pas adopter de « position idéologique ».
Elle a souligné l’existence d’un cadre juridique, insistant sur une « obligation de neutralité politique, philosophique et religieuse » définie par la loi du 24 août 2021, visant à garantir le respect des principes républicains. D’après la direction, RTE, en tant qu’entreprise publique, doit être en conformité avec ce cadre, qui a été formalisé dans son règlement intérieur depuis le 1er janvier 2026, après consultation avec les représentants du personnel.
RTE a affirmé que cette règle « ne cible aucune conviction en particulier » et s’applique de manière uniforme à tous les employés, dans l’objectif de préserver l’égalité de traitement. Face à ces tensions, la CGT a organisé un rassemblement prévu mercredi prochain à 14h00, devant le siège de l’entreprise, pour exprimer son indignation et soutenir la salariée.







