Les nations développées ont alloué 136,7 milliards de dollars pour la finance climatique en 2024, dépassant ainsi l'objectif de 100 milliards de dollars fixé en 2009, selon le dernier rapport de l'OCDE. Cette tendance se poursuit pour la troisième année consécutive, mais des incertitudes ont émergé avec l'éventuelle réintroduction des politiques de Donald Trump.
Ce montant représente une augmentation significative par rapport aux 132,8 milliards de dollars investis l'année précédente et aux 115,9 milliards de dollars en 2022. L'objectif principal de ces fonds est d'aider les pays en développement à faire face aux défis du changement climatique et à investir dans les énergies renouvelables.
Les fonds proviennent principalement de contributions bilatérales et multilatérales, incluant l'assistance de la Banque mondiale, par le biais de prêts et de dons. Cependant, les financements publics ont subi un léger recul de 2,6 % en 2024, atteignant 101,6 milliards de dollars. En revanche, les contributions du secteur privé ont fortement augmenté, atteignant 30,5 milliards de dollars.
Raphaël Jachnik, chargé du rapport pour l'OCDE, indique que le ralentissement du financement public est en partie dû à un ajustement après une hausse importante en 2023. Avec l'élection de Donald Trump en 2025, l'incertitude plane sur l'avenir de ces financements, qui pourraient s'orienter vers une baisse significative. Jachnik ajoute que le contexte international soulève des questions fondamentales concernant le nouvel objectif de porter les contributions des pays riches à 300 milliards de dollars par an d'ici 2035.
Les pays se sont également engagés à lever 1,3 billion de dollars annuellement via des sources publiques et privées, un objectif critiqué pour son insuffisance par les nations en développement. « Plus des deux tiers des financements publics en faveur du climat sont des prêts, augmentant ainsi le fardeau de la dette des États vulnérables », déplore Mohamed Adow, directeur du centre de réflexion Power Shift Africa.







