Le puissant acteur de l'industrie musicale, Universal Music Group (UMG), reconnu pour son impressionnant répertoire d'artistes comme Taylor Swift, The Weeknd et Lady Gaga, pourrait changer de mains. Le fonds américain Pershing Square, dirigé par l'investisseur Bill Ackman, a annoncé le 7 avril sa proposition de rachat non engageante, susceptibles de révolutionner le paysage musical.
Cette offre s'élève à 55 milliards d'euros, incluant 9,4 milliards d'euros en numéraire (5,05 euros par action) ainsi qu'une part de 0,77 action de la nouvelle entité fusionnée. Selon une estimation de l'AFP, cela valorise UMG à des chiffres records. Accélérer cette transaction d’ici la fin de l'année est un objectif affiché par Ackman, qui envisage une cotation à la Bourse de New York pour la nouvelle société résultant de cette fusion.
En soulignant les réalisations de Sir Lucian Grainge et de son équipe, qui ont su bâtir un catalogue d'artistes de renom tout en assurant une solide performance financière, Ackman a exprimé son soutien à la direction actuelle. «La stagnation du cours de l’action UMG est liée à des problématiques externes», a-t-il indiqué, faisant référence à la situation complexe impliquant la participation de 18% de Bolloré dans UMG. Ces préoccupations, selon lui, pourraient être résolues grâce à cette opération.
À la Bourse d’Amsterdam, l'action d’UMG a enregistré une hausse significative de 11,17% dans la matinée, atteignant 19,01 euros, révélant une réaction positive du marché face à cette annonce. Les spécialistes de l’industrie suivent de près ce développement, convaincus qu'il pourrait redéfinir l'avenir de la musique à l'échelle mondiale, comme l’indique un analyste de Forbes qui souligne l’impact potentiel sur les artistes et leur catalogue.







