Face à la flambée des prix des carburants, dépassant les 2 euros le litre, les entreprises de travaux publics se mobilisent. Le gouvernement a proposé aux petites entreprises un "prêt-flash" à un taux de 3,8% pour les soutenir, mais les artisans de Nantes organisent, ce mardi 7 avril, une opération de barrage filtrant sur le périphérique de la ville pour exprimer leur mécontentement.
Charlotte Lucas, dirigeante de Lucas TP aux Sorinières, témoigne des impacts de cette hausse. "En tant que petite entreprise, chaque euro compte. Nous faisons face à des augmentations qui pèsent sur nos finances, sans possibilité de relayer ces coûts aux clients ayant déjà signé des devis", explique-t-elle. Elle souligne que "un ou deux mois, ça peut passer, mais au-delà, la situation devient intenable. Nos charges sont déjà élevées."
La situation est préoccupante pour Emmanuel Rocheteau, le patron d'ADTV à Legé, réunissant 37 salariés et 97 véhicules. "Chaque véhicule coûte en moyenne 40 à 50 euros de plus par jour en carburant. À ce rythme, nous allons épuiser notre trésorerie. Si rien n’est fait, nous pourrions être contraints de prendre des décisions difficiles dans deux ou trois mois", avertit-il, ajoutant que cela pourrait inclure des mises en chômage partiel.
Le CNATP (Chambre Nationale des Artisans des Travaux Publics et Paysagistes) a également exprimé sa préoccupation, insistant sur le fait que les entreprises ne réclament pas des subventions mais plutôt un soutien pour traverser cette crise. Parmi les propositions sur la table, l'alignement des prix du gaz non routier sur les tarifs agricoles, visant à réduire the unfair tension felt by the sector.
En attendant, la promesse du gouvernement quant aux prêts flash carrefours n'est pas à négliger, offrant aux entreprises entre 5 000 et 50 000 euros sans garanties, bien que cette aide ne résolve pas tous les problèmes face à une crise structurelle en cours.







