Chaque année, en France, plus de 100 000 fractures du fémur, en particulier du col fémoral, touchent principalement les personnes âgées, surtout les femmes. Ce risque augmente de manière significative dès 60 ans, atteignant un pic alarmant après 80 ans, souvent suite à des chutes apparemment anodines.
Comprendre la fracture du fémur
Le fémur, cet os long de la cuisse, se fixe à l'os du bassin par une partie en forme de boule. Cette zone est reliée par le col fémoral, un lien entre le haut de l'os et le trochanter. Lorsqu'on parle de fracture du fémur, il s'agit généralement d'une cassure au niveau de cette articulation. Les fractures peuvent également se produire au niveau du trochanter, appelées alors fractures trochantériennes.
Chez les seniors, ces fractures surviennent souvent à la suite de chutes. Les douleurs peuvent se manifester dans l'aine, la fesse ou la hanche, avec des possibilités d'extension jusqu'au genou, souvent accompagnées d'un craquement audible. En cas de fracture, il devient impossible de se relever, la jambe touchée apparaît à la fois plus courte et mal positionnée.
Il est également possible qu'une fracture du fémur survienne sans chute, un diagnostic généralement plus complexe à poser. Dans ce cas, la jambe ne présente souvent pas de déformation visible, mais la personne éprouve des difficultés à marcher et à s'appuyer sur cette jambe.
Un examen radiographique est crucial pour diagnostiquer avec précision une fracture du fémur, permettant de déterminer son degré de gravité. Parfois, des examens complémentaires comme un scanner ou une IRM peuvent être nécessaires.
Le traitement et la rééducation
Le traitement des fractures du fémur est généralement chirurgical. L'objectif principal est de restaurer rapidement l'autonomie des patients, notamment chez les personnes âgées, afin d'éviter les complications liées à l'alitement prolongé, comme les phlébites ou les escarres. L'intervention du chirurgien orthopédique vise à stabiliser l'os fracturé, tantôt avec des vis et plaques, tantôt en procédant à la pose d'une prothèse de hanche.
Après l'intervention, un suivi médical est essentiel, incluant des soins pour la douleur et la cicatrisation, ainsi qu'une rééducation. Cette dernière, dirigée par un kinésithérapeute, aide à améliorer la mobilité et à préserver l'autonomie du patient. La rééducation peut nécessiter des exercices à réaliser à domicile et des ajustements dans le logement, tels que l'ajout de barres d'appui ou le changement de revêtements de sol pour éviter les chutes.
Les personnes âgées ayant tendance à la dépendance peuvent également demander une aide financière pour faciliter leur retour à domicile.
Un risque accru de fractures du fémur
Les fractures du fémur touchent principalement les personnes âgées, les femmes étant particulièrement concernées. Le risque augmente avec l'âge, atteignant des niveaux critiques au-delà de 80 ans. Contrairement aux jeunes, où ces fractures résultent souvent de traumatismes violents, chez les seniors, il s'agit généralement de chutes sans gravité apparente.
Plusieurs facteurs augmentent la vulnérabilité des seniors : la baisse de la vision, des troubles de l'équilibre, des maladies chroniques et l'ostéoporose, qui fragilise les os. Des antécédents familiaux de fractures peuvent également jouer un rôle dans la prédisposition à cette condition.
Pour prévenir ces fractures, une vie équilibrée incluant une alimentation adéquate et une activité physique régulière est essentielle. Parallèlement, des mesures pour réduire les risques de chutes, en adaptant l’environnement et en sensibilisant les personnes âgées, sont cruciales pour leur sécurité.







