Longtemps considérées comme des essentiels en cuisine, les crèmes fraîches ne sont pas toutes équivalentes. Dans son ouvrage, Guide d’achat pour bien manger, le nutritionniste Jean-Michel Cohen met en lumière plusieurs références du rayon frais à éviter en raison de leur composition chargée en additifs, de leur excès de graisses saturées et de leur coût élevé.
Le beurre et la crème font partie intégrante des matières grasses animales. Bien qu’ils apportent saveur et onctuosité à nos plats, ils sont également riches en acides gras saturés et en cholestérol. Le docteur Cohen avertit qu’une consommation excessive de ces acides gras, souvent qualifiés d'« athérogènes », peut favoriser la formation de plaques dans les artères, augmentant le risque de maladies cardiovasculaires.
Pourquoi certaines crèmes posent problème ?
Les versions allégées ou semi-épaises sont souvent enrichies d’amidons, d’épaississants et d’émulsifiants pour atteindre la consistance attendue. Par conséquent, leur liste d’ingrédients s’allonge, allant jusqu'à contenir six additifs différents, ce qui nuit à leur valeur nutritionnelle. De plus, certaines crèmes végétales, présentées comme des alternatives saines, peuvent contenir une quantité importante de graisses saturées sans offrir les bienfaits nutritionnels escomptés.
Les quatre crèmes à éviter
- Crème entière de Normandie semi-épaisse Elle & Vire® (Nutri-Score D)
Malgré son apparence classique, elle contient de l'amidon modifié, de la pectine et des carraghénanes. Ces additifs inutiles alourdissent ses apports en graisses saturées. - Crème semi-épaisse gastronomique Président® (sans Nutri-Score affiché)
Le terme « gastronomique » peutinduire en erreur. En réalité, elle renferme des ingrédients comme l'amidon modifié et des émulsifiants, tandis que le docteur Cohen préconise de s’en tenir à une seule composition : la crème. - Crème extra-légère et épaisse 7 % de MG Bridélice® (sans Nutri-Score)
Bien qu’elle soit annoncée comme allégée, sa composition inclut lait écrémé, amidon modifié et épaississants, ne se justifiant pas dans un usage culinaire, comme l’explique le nutritionniste. - Crème de coco légère Bjorg® (Nutri-Score C)
Si cette option végétale semble séduisante, elle contient néanmoins 16 % de lipides, dont près de 15 g d’acides gras saturés sur 16 g. Son prix élevé ne se justifie pas face à sa composition.
Le conseil du docteur Cohen
Plutôt que d’opter pour des versions « allégées » ou « gastronomiques », Jean-Michel Cohen recommande de choisir une crème entière classique, à utiliser avec modération. Pour ceux qui surveillent leur taux de cholestérol, des alternatives végétales plus équilibrées en acides gras, telles que les crèmes à base d’avoine ou de soja, peuvent constituer une meilleure option.
« Nul besoin d’opter pour un produit allégé, un dosage quantitatif suffit », conclut le docteur Cohen. Mieux vaut une petite cuillerée d’une crème de qualité qu'une grande portion d’un produit rempli d’additifs.







