Le céleri à côtes (Apium graveolens var. dulce), également connu sous le nom de céleri branche, se différencie de son cousin, le céleri-rave (Apium graveolens var. rapaceum), qui est un légume racine plus simple à cultiver. Bien qu'ils appartiennent à la même famille, leurs méthodes de semis et leur calendrier de plantation diffèrent. Ces deux variétés, issues de l'ache des marais, ont connu un usage médical avant de redevenir populaires durant la Renaissance.
Originaire du bassin méditerranéen, le céleri préfère les sols humides. Pendant longtemps, il a été valorisé pour ses propriétés médicinales, notamment dépuratives et diurétiques. De nos jours, les variétés botaniques ont été améliorées, accentuant leurs qualités gustatives au détriment de certaines vertus nutritionnelles.
Quand semer le céleri ?
La période idéale pour semer le céleri-rave et le céleri à côtes se situe entre mars et avril, de préférence au chaud, sous abri, à des températures de 16 à 20°C. Ces conditions permettent aux plants de se développer correctement avant la récolte.
Semer en pleine terre en mai ou juin, après les dernières gelées, ne donne souvent pas de résultats satisfaisants, tant pour le céleri branche que le céleri-rave. Toutefois, dans les régions à climat plus doux, des semis peuvent être réalisés sous un abri, à condition que la température du sol soit d’au moins 12°C.
Le céleri nécessite une bonne hydratation et de la chaleur pour germer. Cette dernière se produit généralement en 10 à 15 jours lorsque la température avoisine les 18-20°C ; en revanche, elle peut doubler si le sol est à seulement 12°C. Pour une meilleure germination, il est conseillé de suivre le calendrier lunaire, en choisissant un jour feuille pour le céleri à côtes et un jour racine pour le céleri-rave, tout en s'assurant de semer en lune montante.
Comment semer et planter le céleri ?
Cultiver le céleri demande une attention particulière. Ce légume s’épanouit dans des conditions de chaleur, dans un espace ensoleillé mais pas trop brûlant. Il a besoin d’un sol riche, frais et constamment humide. Les céleris sont donc mieux adaptés aux climats tempérés et humides.
Semer le céleri
Les graines de céleri sont très petites. Lorsque vous les semez dans des godets ou des caissettes, veillez à les espacer légèrement sur la surface. Bien qu'elles ne nécessitent qu'une fine couche de terre, elles doivent être pressées délicatement et arrosées avec précaution.
Maintenez une température d’au moins 16°C et assurez-vous que le support garde une humidité constante jusqu'à la germination, qui peut prendre jusqu'à 3 semaines. Soyez prudent lors de l'éclaircissage pour ne pas endommager les jeunes pousses.
Les jeunes plants peuvent être repiqués une à deux fois avant leur installation définitive dans le potager.
Planter le céleri à côtes
Pour le céleri à côtes, transplantez les plantules lorsque celles-ci ont 2 à 3 feuilles, en les maintenant à l'intérieur tout en les acclimatant progressivement aux conditions extérieures. La plantation doit se faire entre mi-mai et fin juin, en laissant un espace de 30 à 40 cm entre les rangs et de 35 cm entre les plants.
Planter le céleri-rave
Le céleri-rave nécessite deux repiquages avant d’être planté. Lors de chaque repiquage, taillez l’extrémité des racines afin de favoriser le développement de nouvelles racines secondaires. Arrosez régulièrement et assurez un désherbage efficace, tout en gardant le sol frais avec un paillage approprié.
La période entre le semis et la récolte varie : comptez 6 à 7 mois pour obtenir des céleris matures. Pour des céleris-raves, la fenêtre est généralement de 3 mois, tandis que le céleri branche s'obtient en 2 mois. En cas d’alerte de gel, les céleris-raves peuvent être récoltés pour être conservés dans du sable pendant l'hiver.
Pour éviter l’épuisement du sol, ne semez pas de céleri au même endroit avant 3 ou 4 ans. En ce qui concerne les associations de plantes, cultivez les céleris autour du chou-fleur pour optimiser l'utilisation des nutriments. De plus, les céleris à côtes et céleri-rave ne doivent pas être cultivés ensemble ou à proximité car ils peuvent s’avérer nuisibles l’un pour l’autre.







