L'aquascaping, deux mots aux origines latines et anglaises, combine l'idée d'eau et de paysage pour créer des jardins aquatiques dans des aquariums. Cet art, qui remonte aux années 1930 aux Pays-Bas, a été sublimé par le Japonais Takashi Amano dans les années 1990, lui donnant une touche esthétique inspirée du zen.
Les principes fondamentaux
Contrairement à l'aquariophilie classique, l'aquascaping se concentre principalement sur la mise en scène harmonieuse des éléments naturels, tels que les roches, les racines et les plantes, sans forcément s'attacher à la faune aquatique. Le but est de recréer des paysages naturels, qu'il s'agisse de montagnes, de forêts ou de rivières.
Matériel et choix des plantes
Pour débuter dans l'aquascaping, un aquarium de 100 à 150 litres est idéal. Les éléments essentiels incluent un bon éclairage (entre 5W et 10l) et un filtre performant. En ce qui concerne les plantes, optez pour celles qui présentent des feuilles fines, telles que :
- Eleocharis acicularis : pour simuler des brins d'herbe.
- Hemianthus callitrichoides : parfaite pour le premier plan.
- Vesicularia dubyana : mousse de Java, idéale pour habiller les roches.
- Rotala rotundifolia 'Green' : apportant du volume en arrière-plan.
Procéder à la réalisation de l'aquascaping
La première étape consiste à créer le hardscape, soit la structure de base, en utilisant des roches et des racines. S’ensuit l'application d'un substrat spécifique, comme du gravier ou du sable, pour façonner le paysage. Ensuite, il est temps d'ajouter les plantes, en fonction du type de paysage souhaité. Bien qu'il ne soit pas obligatoire, introduire de petits poissons ou des crevettes peut renforcer l'équilibre de l'écosystème. Enfin, l'entretien implique principalement la taille régulière des plantes et le changement d'une partie de l'eau, pour maintenir la santé de votre aquarium.







