Conséquence : 18 à 21 % des enfants de ces pays, qui ont remplacé les légumes du soleil par de la junk food, seraient obèses.
Le régime méditerranéen, riche en légumes frais, fruits, mozzarella, poisson et huile d'olive, est renommé pour ses bienfaits nutritionnels. Cependant, il semble perdre son attrait dans ses propres berceaux culturels. Les enfants des pays méditerranéens ont largement remplacé ce modèle alimentaire par des aliments transformés, engendrant des inquiétudes quant à leur santé, jusqu'à être qualifié de "mort" par The Guardian.
Cette tendance a des conséquences alarmantes : les enfants vivant dans la région méditerranéenne sont désormais parmi les plus touchés par l'obésité en Europe. Selon une étude commandée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) portant sur 40 pays entre 2015 et 2017, entre 18 et 21 % des enfants en Grèce, Chypre, Italie, Malte et Espagne sont considérés comme obèses.
Des taux alarmants de surpoids
Le surpoids est encore plus répandu chez les enfants : à Chypre, 43 % des jeunes âgés de 9 ans sont en surpoids, tandis que les chiffres dépassent 40 % en Grèce, en Espagne et en Italie. Cette situation critique attire l'attention des autorités de santé.
L'inactivité physique en question
Le docteur Joao Breda, responsable au sein de l'OMS pour la prévention des maladies non transmissibles, souligne que, en plus de l'alimentation déséquilibrée, le manque d'activité physique contribue significativement à l'augmentation des taux d'obésité. Lors du dernier Congrès européen sur l'obésité à Vienne, il a abordé cette question cruciale, confirmant que l'inactivité est l'un des défis majeurs auxquels sont confrontés les pays du sud de l'Europe.
Cependant, des progrès notables sont observés. En Italie, par exemple, trois quarts des enfants mangent des fruits presque quotidiennement, un changement positif qui pourrait faire une différence à long terme.







