Depuis le 21 juin 2025, le centre-ville du Mans a connu un changement radical avec l'interdiction des vélos et des trottinettes durant les heures de forte affluence. Cette mesure, imposée par la municipalité pour préserver la sécurité des piétons, a suscité de nombreux débats.
En ce premier samedi des soldes, le 10 janvier 2026, les rues piétonnes du quartier Saint-Nicolas étaient particulièrement animées. Malgré l'interdiction, plusieurs cyclistes et utilisateurs de trottinettes ont été aperçus naviguant à faible allure parmi la foule. À la Place Saint-Nicolas, lors d'une observation de 15 minutes, pas moins de huit deux-roues ont été comptés, dont plusieurs d'entre eux étaient des livreurs, transgressant ainsi les règles en vigueur.
Selon le maire du Mans, cette interdiction a été instaurée pour améliorer la sécurité des piétons et rendre l'expérience de shopping plus agréable. Cependant, de nombreux citoyens, y compris des usagers réguliers de ces modes de transport, estiment que la mesure est contre-productive. Un habitant, rencontré sur place, a déclaré : "Il est dommage que les vélos aient été interdits. Ils sont souvent plus rapides et moins encombrants que d'autres véhicules." Cette opinion est renforcée par des experts en mobilités urbaines, tels que le professeur Dupont de l'Université de Lyon, qui affirme que l'interdiction pourrait nuire à une transition vers des modes de transport plus verts.
En parallèle, les commerçants locaux observent une dynamic de flux variant. Certains estiment que la circulation limitée des deux-roues a entraîné une légère hausse de la fréquentation des boutiques, alors que d'autres notent une baisse de la clientèle habituée à venir à vélo.
Les retours mélangés mettent en lumière la complexité de ce sujet. Avec une enquête prévue pour évaluer la satisfaction des piétons et des cyclistes à propos de cette décision municipale, les autorités envisagent peut-être de réviser les règles en vigueur si les avis ne s'améliorent pas.
Alors que le débat continue d'agiter les esprits, la question demeure : la sécurité piétonne vaut-elle le sacrifice de l'autonomie des cyclistes et trottinettistes dans une ville en quête de modernité et de durabilité ?







