À l’aube de ces célébrations de fin d’année, Véronique Guérin, une habitante de Saint-Jean-de-Boiseau, partage ses souvenirs d'une époque marquée par des liens forts entre voisins. Née à Nantes à la fin des années 1950, elle a grandi dans un environnement où la connaissance de chacun était la norme, et où la convivialité s'exprimait dans chaque interaction quotidienne.
Ancienne vendeuse en boucherie-charcuterie à Rezé, Véronique se rappelle l'effervescence des fêtes de Noël, débutant les journées à 3h30, où travail acharné et interactions humaines allaient de pair. « La magie des fêtes, c'était d'abord l'ambiance, le partage, et cette camaraderie au sein de l'équipe », confie-t-elle, évoquant des temps où le travail n'était pas seulement une obligation, mais un lieu de rencontres.
Son engagement au sein des Petits papotages boiséens témoigne de sa volonté de raviver ces relations humaines. Dans un monde où les connexions se font souvent virtuelles, elle estime qu'il est primordial de retrouver ces échanges authentiques qui rassemblent les générations.
Des experts du sociologie moderne, comme le professeur Bernard Soler, soulignent l'importance du lien social pour le bien-être des individus et des communautés. Ils affirment qu'une culture de voisinage solide contribue à une meilleure qualité de vie. Véronique est l'incarnation vivante de cette réalité, en partageant son expérience et en appelant à une renaissance des relations communautaires.
Alors que le monde change et que Saint-Jean-de-Boiseau évolue, les souvenirs et l'attachement à ces moments de partage restent ancrés dans le cœur de ceux qui ont connu cette époque. « Avant, on se connaissait tous », conclut-elle, mélancolique mais pleine d'espoir pour l'avenir.







