Un chirurgien de 61 ans, exerçant à la clinique du Pré au Mans, fait face à des accusations très graves, ayant été formellement accusé d'avoir violé au moins quatre de ses patientes, principalement au printemps 2022, alors qu'elles étaient sous anesthésie. Bien que le praticien nie les faits, la situation soulève d'inquiétudes majeures.
Camille (prénom d'emprunt), l'une des anciennes patientes, confie son choc face au rapport dans la presse. "J'ai compris que c'était lui après avoir vu son prénom. Il m'a opéré d'une hernie discale en octobre 2022, mais il n'est jamais revenu pour un suivi. On m’a d’abord dit qu’il était en arrêt, puis qu’il avait quitté l’établissement. J’étais en confiance, et maintenant cela me fait l'effet d'un coup de massue", explique-t-elle.
De nombreuses interrogations
Comme d'autres patientes, Camille se demande si elle n'a pas également été victime de comportements inappropriés. "S'il a fait cela à quatre femmes, il est probable qu'il en ait touché d'autres sans témoins. C'est une question personnelle qui me préoccupe beaucoup : comment puis-je savoir s'il m'a touchée ou photographiée ?" témoigne-t-elle. Elle a pris contact avec Jonathan Proust, l'avocat d'une autre victime, pour explorer les premières étapes à suivre.
Karine (pseudonyme) partage des inquiétudes similaires. "Étant opérée par ce médecin en mars 2022, je me demande comment il a pu se retrouver seul avec une patiente endormie. C'est une question cruciale." Bien qu'il soit souvent encadré dans un bloc opératoire, des sources internes assurent qu'il pouvait parfois se retrouver seul, même brièvement, lorsque l'infirmière s'absentait pour une raison quelconque. Me Delphine Bedouet, avocate d'une patiente, précise : "Cela ne dure qu'un court instant, mais c'est suffisant pour qu'il abuse de cette situation."
Des mesures à prendre ?
Karine, qui doit subir d'autres interventions chirurgicales, s'avoue désormais méfiante. "Je vais y aller avec prudence. Je pense qu'il est urgent d'établir des règles afin qu'aucun médecin ne se retrouve seul avec une patiente endormie. Installer des caméras dans les salles d’opération pourrait être une solution", suggère-t-elle.
La clinique du Pré, consciente des préoccupations soulevées par ces événements, a affirmé qu'elle restait disponible pour écouter et accompagner toute personne touchée par cette affaire. De son côté, le Conseil départemental de l'Ordre des médecins de la Sarthe indique également qu'il est préparé à soutenir les patientes qui souhaitent faire part de leurs préoccupations.







