La récente disparition de Charlie Dalin, jeune marin de 42 ans, résonne au-delà du monde de la voile. Vainqueur du Vendée Globe 2025, il avait décidé de poursuivre ses rêves malgré un cancer diagnostiqué peu avant son départ.
Dans les salles d'examen, les élèves vont réfléchir sur des thèmes comme la liberté, la vérité ou la justice, mais ils devront composer également avec une autre réalité : la chaleur accablante. Le ministre de l'Éducation nationale a récemment soulevé cette problématique, plaidant pour que les examens nationaux ne se tiennent plus l'après-midi, lorsque les températures culminent.
Cette préoccupation est fondée. Une enquête du SNES-FSU réalisée pendant la première vague de chaleur a révélé que 77 % des collèges et lycées concernés faisaient état de températures excessives, dépassant les 30 degrés dans les salles de classe.
Quand le thermomètre influence les résultats
Mais la chaleur ne nuit pas seulement au confort des étudiants : elle peut également nuire à leurs résultats. Une étude de l'Université de Californie a révélé que les élèves de New York avaient environ 11 % de chances en moins de réussir un examen lorsque la température passait de 22 à 32 degrés.
En d'autres termes, la température pourrait créer des inégalités parmi les candidats.
Un rapport citoyen rangé dans un tiroir
Cependant, des solutions existent. En novembre dernier, un panel de 133 citoyens a présenté au gouvernement un rapport contenant 20 suggestions pour rendre l'organisation scolaire plus adaptée aux réalités climatiques actuelles. Ils avaient notamment exprimé leur résistance à l'idée de réduire les vacances d'été, une option brièvement envisagée par le président.
Parallèlement, plusieurs pays européens ont déjà modifié leurs rythmes scolaires. En Allemagne, par exemple, les cours se terminent souvent en début d'après-midi, tandis qu'en Italie, les vacances d'été peuvent atteindre jusqu'à 14 semaines.
Pour l'heure, aucune réforme n'est attendue avant 2027 au mieux. En attendant, les élèves qui passent le bac devront faire face à des conditions qu'ils ne peuvent pas choisir. Comme l’a souligné le philosophe Épictète : "Il y a des choses qui dépendent de nous, d'autres non." La température n'est pas de ceux qui relèvent de leurs décisions, mais le calendrier scolaire, oui.







