Les vacances touchent à leur fin pour les jeunes de Mayenne, avec la reprise des cours prévue ce lundi. Un endroit a particulièrement attiré les curieux durant cette période : les grottes de Saulges, accompagnées de leur musée de préhistoire dans les Coëvrons.
Perchée sur le point le plus élevé de l'Anjou, l'abbaye Notre-Dame des Gardes offre un panorama à 360° de la campagne environnante. Bien que l'économie ait évolué depuis les années 60, un savoir-faire unique perdure ici. Au sommet de cette colline se trouvent l’église, la chapelle, un cloître, et un atelier où s'élabore une délicieuse production de confiture. Chaque jour, sœur Marie-Bernard, vêtue de sa tunique et de son voile, prépare avec soin la confiture de rhubarbe. "Aujourd'hui, c’est la journée des pots de rhubarbe," précise-t-elle, le sourire aux lèvres.
À Notre-Dame-des-Gardes, une communauté de 26 sœurs applique les préceptes de Saint-Joseph, alliant prière et travail. Autonomes financièrement, elles ont progressivement abandonné l'élevage pour se tourner vers la fabrication de confitures artisanales. "Au départ, c'était un projet à petite échelle, mais notre production a pris de l'ampleur !" ajoute sœur Annie, membre depuis 15 ans. Aujourd'hui, elles réalisent 20 variétés de confitures faites uniquement de fruits naturels et de sucre, avec une attention portée à la texture. Des saveurs classiques comme la fraise et la framboise côtoient des agrumes tels que l'orange amère, qui a récemment remporté une médaille au Salon de l’agriculture.
La renommée de leurs confitures est telle qu'elles font face à une demande croissante, mais la chaîne de production est vieillissante. Les deux marmites inox, essentielles à leur activité, approchent des 32 ans et représentent un défi constant. "L'une d'elles a même craqué lors d’une cuisson," se souvient sœur Annie. "Il est temps de renouveler cet équipement-requin," affirme-t-elle.
Pour financer leur équipement, les sœurs se sont alliées avec Divinebox pour organiser une vente en ligne ambitieuse, visant à écouler 4 000 pots d'ici le 3 mai. "Chaque pot compte, et nous espérons bien dépasser cet objectif !" déclare sœur Annie avec enthousiasme. La journée à l'abbaye commence par des chants et se termine par l'emballage de pots, illustrant l'esprit de solidarité de la communauté.
À midi, après avoir produit 500 pots de confiture à la rhubarbe, les sœurs mettent un point d’honneur à s’adapter aux goûts de leurs clients : "Il n'y a pas de recette magique pour prévoir les préférences. C’est un défi que nous sommes prêtes à relever !" conclut sœur Marie-Bernard. La vente de pots de confiture se poursuit jusqu'au 3 mai, entre tradition et modernité, dans le beau cadre de Notre-Dame-des-Gardes.







