Samedi 25 avril 2026, la place du 11 novembre à Laval a été le théâtre d'une journée dédiée à la sensibilisation des Lavallois aux gestes de premiers secours. Selon la Croix-Rouge, seuls 40 % des Français sont formés à ces techniques vitales. La bonne réaction en cas d'accident ? Protéger, alerter et secourir. Plusieurs équipes de secouristes bénévoles ont été présentes pour initier les passants aux bons réflexes, permettant ainsi à la population d'acquérir des compétences cruciales.
Des gestes à (ré)apprendre
Sur un grand chapiteau blanc, un mannequin d'entraînement est mis à disposition des participants. François, un secouriste bénévole, guide Christine, une retraitée, dans les techniques de réanimation. Cela fait plus de cinquante ans qu'elle n'a pas suivi de formation aux premiers secours. Pour effectuer un massage cardiaque efficace, il est recommandé de rythmer le mouvement sur les airs de 'Staying Alive' des Bee Gees ou de 'Baby Shark', pour les plus jeunes.
Cette initiative est perçue comme une piqûre de rappel essentielle. Pierre, qui revenait du marché, filme la démonstration pour la partager avec sa famille et sur ses réseaux sociaux. En tant que référent secouriste dans son entreprise, il souligne : "Les massages cardiaques, c'est très utile, mais beaucoup ne savent pas comment l'utiliser, donc je pense qu'il est crucial de se former."
Les enfants ne sont pas en reste. Gabriel, âgé de neuf ans, a retenu tous les numéros d'urgence. "Ce n'était pas si compliqué que ça," glisse le jeune garçon, affirmant que toute sa famille est désormais formée aux bons réflexes à adopter en cas de besoin.
Une formation régulière nécessaire
Pour ceux qui détiennent un brevet de secouriste, la mise à jour constante des connaissances est primordiale. Émilie Blin, infirmière et sapeur-pompier volontaire, le rappelle avec force : le bouche-à-bouche n'est plus une pratique recommandée. "Avant, on réalisait 15 compressions thoraciques suivies de deux insufflations. Maintenant, on s'en tient à 30 compressions thoraciques, désormais sans insufflation obligatoire," précise-t-elle. "C'est pourquoi il est si important de se former régulièrement."







