Dans une interview publiée par Ouest-France le 25 avril 2026, Marie-Thérèse Ross partage son expérience éprouvante d'une détention de dix-sept jours par les autorités anti-immigration américaines.
Originaire de Nantes, Marie-Thérèse, 86 ans, avait voyagé en Alabama pour retrouver son amour de jeunesse, Billy, un vétéran rencontré lors de son séjour à Montoir-de-Bretagne. Après la tragique perte de son époux en janvier 2026, elle se retrouve en proie aux brimades de sa belle-famille, prête à la chasser de chez elle. En effet, des documents judiciaires révèlent qu'un des fils de Billy a signalé sa présence aux autorités de l'ICE, un corps créé sous l'administration Trump.
Arrêtée en robe de chambre
Marie-Thérèse raconte son arrestation matinale, survenue dans son sommeil, par cinq policiers cagoulés. Enchaînée, elle est emmenée dans une « minuscule cellule » sans même avoir été interrogée. Transférée le soir même à la prison de Birmingham, elle partage l'espace avec quinze autres femmes, se trouvant dans un état de détresse complet.
Parquée avec 58 co-détenues
Son odyssée continue quand un avion la transporte vers un grand centre de rétention à Basile, en Louisiane. Soumise à une attente insupportable dans un bus, elle est ensuite placée dans une cellule surpeuplée. Les conditions de détention sont accablantes : cris, agressions et crises de racisme sont monnaie courante, et même ses douleurs physiques ne trouvent aucun répit auprès du personnel médical. Malgré tout, elle trouve du réconfort auprès de ses camarades sud-américaines, avec qui elle partage des moments de prière et de soutien.
L'envie d'y retourner, pour son mari
De retour en France depuis le 17 avril, après l'intervention de la diplomatie française et un article d'Ouest-France, Marie-Thérèse reste profondément affectée par son expérience à l'ICE. Bien que sa vision du « pays de la Liberté » soit ternie, elle aspire à régulariser sa situation auprès des autorités américaines pour pouvoir se recueillir sur la tombe de son défunt mari.







