Catherine Trautmann a été élue maire de Strasbourg lors du conseil municipal de samedi, marquant ainsi son retour sur un siège qu'elle a quitté il y a 25 ans. La maire fraîchement réélue promet de transformer son mandat en une période d'"apaisement" après une campagne parfois agitée.
"Je ferai tout pour que ce mandat soit associé à l'apaisement", a affirmé Mme Trautmann. Elle a appelé à rompre avec "les anathèmes, les postures et cette politique du ressentiment" qui, selon elle, ont dominé les récentes élections.
L'ancienne maire a également précisé que sa direction serait orientée vers "l'action plutôt que le dogme", une critique implicite à l'encontre de l'équipe écologiste sortante qu'elle a souvent qualifiée de trop "dogmatique" durant la campagne électorale.
De son côté, Jeanne Barseghian, la maire sortante et membre des Écologistes, a réagi à ses propos en affirmant qu'elle incarnerait une opposition à la fois "exigeante et constructive". "Face à l'immobilisme, notre équipe penchera toujours du côté de l'action", a-t-elle déclaré, tout en affirmant que son parti défendrait l'espoir face à la résignation.
Catherine Trautmann, ancienne ministre de la Culture sous Lionel Jospin et maire de Strasbourg par le passé, a remporté son élection avec 37 % des voix cette fois-ci. Cette victoire suit une campagne marquée par des tensions, notamment en raison de l'opposition entre elle et Barseghian.
Après avoir formé une alliance avec le candidat Horizons, Mme Trautmann a fait face à une équipe écologiste renversante obtenant, avec le soutien d'autres partis de gauche, 31,7 % des voix. Jean-Philippe Vetter, candidat des Républicains, est quant à lui parvenu à rassembler 31,3 % des suffrages.
Suite à ces élections, l’insoumis Florian Kobryn a fait remarquer que "le peuple de Strasbourg se réveille divisé en trois blocs", appelant Mme Trautmann à clarifier sa position. Il lui a particulièrement demandé de suspendre le jumelage avec Ramat Gan, une ville israélienne, un sujet mis en avant par deux conseillères municipales Insoumises, qui ont affiché des keffiehs palestiniens en signe de solidarité.







