Des parlementaires s'élèvent ce jour contre les déclarations choquantes du psychologue Jean Doridot, visant Bally Bagayoko, nouveau maire insoumis de Saint-Denis.
« Ce racisme décomplexé est totalement inacceptable. » C'est ce qu'a déclaré Mathilde Panot, cheffe des députés de La France insoumise (LFI), qui a vigoureusement condamné les mots prononcés sur CNews à l'encontre de Bally Bagayoko.
« Sur CNews, il est comparé à un singe et à un chef de tribu », a-t-elle exprimé sur X, fustigeant des paroles qui « déshonorent notre pays » et annonçant un signalement auprès de l'Arcom, l'autorité de régulation de l'audiovisuel.
Les déclarations du psychologue ont été faites lors d'une émission de vendredi, où il discutait de l'élection de Bally Bagayoko, un événement que CNews a qualifié de « laboratoire » pour les idées de gauche. En réponse à une question du présentateur concernant les ambitions du maire, Doridot a évoqué la nature sociale de l’humanité, citant les ancêtres chasseurs-cueilleurs.
« C'est vrai que le fait d'élire un maire dans une commune lui confère un vaste pouvoir », a-t-il ajouté. Mais il a également tempéré ses dires, rappelant : « Personne ne peut être destitué sur un coup de tête, nous ne sommes plus à l’époque des rois. »
Aucune réponse n'a été fournie par la direction de CNews contactée par l'Agence France-Presse (AFP).
Des accusations de racisme récurrentes
Le sénateur communiste Ian Brossat a également réagi, qualifiant CNews de « cloaque raciste » et annonçant un signalement à l'Arcom. « Cette chaîne diffuse continuellement du racisme contre les nouveaux maires, en particulier contre Bally Bagayoko », a-t-il ajouté sur X.
La députée écologiste Léa Balage El Mariky a exprimé son soutien au maire et a plaidé pour un signalement immédiat à l'Arcom. Selon elle, ces attaques racistes doivent cesser.
Bally Bagayoko se trouve au cœur d'une controverse récente, après avoir exprimé que les agents municipaux en désaccord avec sa vision politique pourraient « partir », une remarque qui a suscité des inquiétudes parmi les fonctionnaires. David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics, lui a rappelé par courrier que le licenciement de fonctionnaires pour désaccord politique n'est pas envisageable.







