Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump semble mener une croisade systématique contre les fondements mêmes de la démocratie américaine. Ce phénomène, largement documenté dans un hors-série intitulé “Goodbye America”, met en lumière une dérive autoritaire qui altère la réalité culturelle et politique des États-Unis.
À l’approche du 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance, Trump a sans relâche imposé sa vision biaisée de l’histoire américaine. En mars 2025, il a émis un décret marquant, “Rétablir la vérité et la raison dans l’histoire américaine”, révélant sa volonté d’un récit national revisité, comme le souligne le quotidien Le Monde.
Ce second mandat est devenu le terrain de jeu d’intellectuels et de militants aux idées abruptes, ce qui soulève des questions essentielles sur le déclin des valeurs démocratiques. Un constat partagé par l’écrivain George Packer, qui avertit dans The Atlantic : “Nous vivons dans un État autoritaire”. Selon lui, la responsabilité de cette situation incombe non seulement aux dirigeants, mais aussi aux citoyens eux-mêmes.
Trump ne limite pas son action à la sphère politique ; il a également destitué des institutions culturelles, sécurisé l’éloignement de tout discours critique et mené des attaques sans précédent contre l'éducation et les médias. Dans ce contexte chaotique, la résistance ne se fait pas attendre. Des personnalités, chercheurs et citoyens engagés tentent d'élever leurs voix. Un roman graphique de Patrick Chappatte, inclus dans le hors-série, expose ces luttes quotidiennes.
Avec des reportages variés allant de la Pennsylvanie à Memphis, cette publication propose une analyse approfondie de la fracture sociale et politique que vivent les Américains aujourd'hui. Loin d'être un récit unidimensionnel, il représente une mosaïque de perspectives et souligne les paradoxes d'une nation en pleine mutation. Les économistes restent préoccupés par la pérennité des réformes promises par Trump, alors que des doutes émergent même au sein de ses partisans, comme le rapporte USA Today.
En somme, “Goodbye America” sert non seulement de miroir à une époque troublée, mais également de plateforme pour des voix souvent marginalisées. À l’heure où des mouvements de protestation et des appels à la mobilisation se font entendre, comprendre ces dynamiques pourrait s’avérer crucial pour l'avenir de la démocratie.







