Sandra Chirac-Kollarik, une avocate reconnu à Angers, rejoint la défense de Marine Le Pen, actuellement en procès en appel pour détournements de fonds publics, une affaire relançant le débat sur l'utilisation des ressources européennes. Le procès, qui débute ce 13 janvier 2026 à Paris, se poursuivra jusqu'au 12 février, et pourrait s'avérer décisif pour l'avenir politique de l'ancienne présidente du Rassemblement National.
Le 31 mars 2025, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans de prison, dont deux fermes, une décision qui a suscité des réactions variées au sein de la classe politique française et parmi ses partisans. Le soutien de Chirac-Kollarik, qui collabore avec Me Rodolphe Bosselut, son co-avocat, pourrait influencer le cours de ce procès. Les deux avocats avaient déjà travaillé ensemble en 2016 pour défendre les gendarmes impliqués dans l’affaire Adama Traoré, un sujet qui avait également suscité une large attention médiatique.
« Le choix de Chirac-Kollarik dans cette affaire montre l'importance stratégique qu'elle revêt pour Le Pen », précise un expert en droit pénal, soulignant que l’avocate a une réputation solide et une connaissance approfondie du système judiciaire français. Les enjeux sont élevés non seulement pour Le Pen, mais aussi pour la perception du Rassemblement National dans la scène politique française, surtout en cette période électorale.
La traine médiatique et les pressions politiques pourraient s'intensifier alors que le procès se déroule. Il est crucial pour Le Pen de prouver son innocence et de restaurer sa légitimité. Le retour de Sandra Chirac-Kollarik dans ce contexte semble faire partie d'une stratégie pensée pour démontrer sa détermination à vaincre les accusations qui pèsent sur elle. Comme le souligne Le Monde, la performance des avocats dans ce procès pourrait faire pencher la balance, non seulement pour le verdict actuel, mais aussi pour l'avenir des candidatures de Le Pen.







