Dans un an, la campagne pour l'élection présidentielle de mai 2027 s'ouvrira, un fait que Emmanuel Macron a rappelé lors de ses vœux pour 2026. En précisant qu'il ne se présentera pas pour un troisième mandat consécutif, il souligne le caractère unique de cette campagne. Malgré cela, il promet d'être engagé jusqu'à la dernière seconde de son mandat. Ce message semble une réponse aux critiques demandant une interruption anticipée de son second quinquennat.
Il y a six mois, Macron a exprimé son désir de rester concentré sur les affaires du pays : « Si durant les deux années qui viennent, nous perdons notre temps à discuter de 2027, alors aucun d'entre nous ne sera là dans deux ans ». Ces paroles, prononcées lors d'un événement marquant les 10 ans des Jeunes avec Macron, révèlent une stratégie à long terme.
La politique, un jeu d'échecs
Selon l'article 6 de la Constitution française, un président ne peut pas exercer plus de deux mandats consécutifs, ce qui exclut toute possibilité de réélection immédiate pour Macron en 2027. Cela n’empêche pas le président de envisager son avenir au-delà de cette échéance, puisque cinq ou dix ans après, tout pourrait redevenir possible. Actuellement, les sondages montrent que des figures comme Marine Le Pen ou Jordan Bardella sont déjà en tête des intentions de vote, suscitant des interrogations sur la réaction de Macron face à cette dynamique.
Des experts politiques, comme Jérôme Fourquet de l’IFOP, prévoient une compétition acharnée pour la prochaine présidentielle. « Les candidats de la droite et de l’extrême droite se préparent déjà à un second tour où la compétition sera plus serrée que jamais », affirme-t-il. Dans ce contexte, la question se pose : Macron a-t-il déjà un candidat en tête ? Des noms comme ceux de Sébastien Lecornu émergent, un homme de confiance ayant occupé divers ministères sous Macron et sérieux prétendant à la présidence. À 40 ans lors de sa possible candidature, il pourrait parfaitement incarner la continuation des politiques amorcées par Macron.
Une telle stratégie rappelle le cas russe où Dmitri Medvedev a été élu entre deux mandats de Vladimir Poutine, permettant ce dernier de rester une figure centrale du pouvoir. Bien que ce type de manœuvre semble invraisemblable en France, les analystes avertissent que dans le monde politique, tout est possible. Emmanuel Macron ne se contentera assurément pas de rester les bras croisés tandis que la France se prépare pour la bataille présidentielle de 2027.







