Le 29 juin, sur France Inter, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a annoncé une prise de position marquante en faveur d'Édouard Philippe pour l'élection présidentielle de 2027. Sa présence au meeting d'Horizons à Paris ce dimanche constitue un signal politique fort.
Cette déclaration témoigne des changements en cours au sein du bloc central. D'après l’AFP, Maud Bregeon a exprimé son soutien en raison d'un constat préoccupant : "Un risque majeur d’un second tour entre le RN et LFI, avec une possible victoire du RN". Elle estime qu'Édouard Philippe représente le meilleur choix pour éviter cette situation.
Édouard Philippe, la bonne alternative aux extrêmes ?
"Il a la capacité de rassembler largement", affirme-t-elle. Pour elle, son soutien est vital pour le pays, soulignant la nécessité de créer une coalition solide contre l'extrême droite. Cela va au-delà d'un simple déplacement politique, car Philippe entend transformer ce meeting en un moment clé de sa campagne.
Dans une déclaration prudente, elle répète qu'elle ne remet pas en question les compétences d'autres figures, comme Gabriel Attal, qui est aussi en garde à vue pour le candidat d'Horizons. Maud Bregeon souhaite que son soutien soit perçu comme un choix mûrement réfléchi plutôt qu'une rupture ouverte avec son propre camp.
Aller "bien au-delà de sa propre famille politique"
Maud Bregeon clarifie que le candidat capable de dépasser les clivages, à ses yeux, n’est pas le chef de Renaissance, mais plutôt l'ancien Premier ministre. Elle met en avant le parcours d'Édouard Philippe, qui, ayant évolué dans différentes formations politiques, incarne une continuité entre la droite classique et le centre.
Cette prise de position est d'autant plus significative, car elle survient après un appel de Sébastien Lecornu aux membres du gouvernement pour se concentrer sur leurs tâches actuelles. En affirmant qu'elle n’aura "aucun rôle opérationnel dans la campagne", Maud Bregeon garde une certaine distance tout en affirmant son soutien.
Ce soutien n'est pas anodin. Proche d'autres figures de la droite comme Gérald Darmanin, Maud Bregeon témoigne d'un changement progressif vers Édouard Philippe, suivant ainsi les pas de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a également annoncé son soutien à Horizons.
À moins d'un an des élections, la rivalité au sein du bloc central se précise. D'un côté, Gabriel Attal, le chef de Renaissance, et de l'autre, Édouard Philippe, qui mise sur son expérience et son ancrage à droite. En optant pour Philippe, Maud Bregeon fragilise l'idée d'un soutien indéfectible à son parti d'origine, rendant la course présidentielle de 2027 encore plus incertaine.







