À l'aube d'un changement significatif au sein de la Régie de quartier d'Agen, son président Marc Revault, élu lors de la dernière assemblée générale le 28 avril, tire la sonnette d'alarme. "La situation financière est effectivement saine, mais elle présente une fragilité inquiétante," admet-il. Cette association gère environ 150 personnes en insertion et une vingtaine d'employés permanents.
Le bureau, désormais encadré par des figures expérimentées comme Catherine Pitous et Betty Buil, constate rapidement la gravité de la situation. "Nous avons identifié une réelle fragilité financière ainsi qu'un problème de risques psychosociaux. Plusieurs employés permanents sont en arrêt maladie, et cela soulève des questions sur le bien-être au travail," a déclaré Buil, conscient que cette situation est "enkystée depuis longtemps".
Une gestion à revoir
Afin de mieux gérer cette crise, un audit indépendant a été sollicité, dont les conclusions sont attendues pour juillet. Revault exprime l'urgence d'agir tout en insistant sur la prudence. "Nous ne voulons pas aller trop vite, mais il est impératif de remettre du droit dans les relations de travail et d'éviter les passe-droits", ajoute-t-il.
Il souligne également que certains contrats, tels que ceux portant sur l'entretien des espaces publics, ne sont plus correctement honorés. "Il faut restaurer notre image, d'autant plus que ces contrats sont soumis à des appels d'offres," prévient-il, faisant appel à la nécessité d'une efficacité accrue pour assurer la pérennité de l'association.
Vers une nouvelle ère
Le déménagement prévu dans les anciens locaux de l'imprimerie du parc Chabot, un projet financé à hauteur de 2,4 millions d'euros, marque un tournant dans l'histoire de la Régie de quartier. "C'est une étape essentielle pour notre avenir," souligne Revault. Alors que le cabinet indépendant examine la situation actuelle, il insiste sur l'importance d'un leadership collégial: "Je ne serai pas omniscient," faisait-il allusion à la gouvernance précédente.
Il conclut en rappelant que l’objectif est d’éviter que la Régie, qui stricto sensu apporte un soutien à un public fragile, devienne un outil politique. "Nous voulons préserver la motivation de nos équipes et continuer à soutenir ceux qui en ont le plus besoin," précise-t-il. Une réflexion commune qui pourrait ouvrir la voie à un avenir plus stable pour cette association d'insertion.







