Le 4 juin marque le dernier jour du procès de Martin Ney à Nantes pour le meurtre de Jonathan Coulom, 10 ans, survenu en 2004 en Loire-Atlantique. Le procureur a requis la peine maximale, la réclusion à perpétuité.
Le verdict de la cour d'assises de la Loire-Atlantique est très attendu après des mois de tensions. Jonathan Coulom, un enfant de 10 ans originaire d'Orval, avait été enlevé en avril 2004 dans un centre de vacances à Saint-Brevin-Les-Pins. Son corps a été découvert six semaines plus tard, dénudé, ligoté et alourdi par un parpaing dans un étang de Guérande.
Martin Ney, un Allemand de 55 ans, est dans le box des accusés depuis le 19 mai. Pédophile reconnu, il a déjà purgé en Allemagne une peine de réclusion à perpétuité pour le meurtre de trois jeunes garçons. Pourtant, dans cette affaire, aucun indice matériel ou ADN ne le lie directement à Jonathan. Cear ailleurs, il continue de nier toute implication dans le meurtre.
Le procès a été alimenté par des témoignages troublants. Ney est apparu sur les radars des enquêteurs après des confidences faites à un codétenu en 2017. Ce dernier a mentionné des similitudes troublantes entre les meurtres précédents commis par Ney et celui de Jonathan, comme l'a rapporté l'AFP.
Un dossier vertigineux
L’avocate générale Sophie Husson a reconnu la complexité de ce dossier au réquisitoire : "Ce dossier est vertigineux". Elle a souligné que, bien que Ney soit déjà classé parmi les tueurs en série, cela ne signifie pas qu'il soit coupable dans cette affaire. Néanmoins, elle a insisté sur le faisceau de preuves qui le désigne, comme son message sur un forum pédophile, évoquant la mort de Jonathan avant que son corps ne soit retrouvé.
En concluant, Husson a averti les jurés de procéder avec soin : "On ne veut pas d'erreur, prenez votre temps". Ce qui compte pour elle, c'est que la justice soit rendue de manière juste et réfléchie. En début d'après-midi, les avocats de la défense prendront la parole, suivis de Ney, qui pourrait bien faire une dernière déclaration avant que la cour n'entame sa délibération.







