Trois mois après la démission de François Legault, la Coalition avenir Québec (CAQ) a élu Christine Fréchette en tant que nouvelle dirigeante de la province. Selon Le Journal de Montréal, le temps presse pour cette ex-ministre de l’Économie et de l’Énergie, car les élections approchent rapidement.
Le quotidien précise qu'"pour la deuxième fois de l'histoire", le Québec aura une femme à la tête de son gouvernement. Élue le 12 avril avec 57,9 % des voix, Christine Fréchette occupera le poste de Première ministre désignée jusqu'aux élections provinciales d'octobre. Elle succède à Pauline Marois, la première femme à avoir exercé ces fonctions entre 2012 et 2014. Les membres de la CAQ ont préféré Fréchette à son concurrent Bernard Drainville pour remplacer Legault.
"C’est le début d’un vent nouveau", a commenté Christine Fréchette après son élection. Elle a promis d'"offrir de l'oxygène aux familles" et d'adopter "un autre style de leadership" pour apporter un changement significatif. Cependant, le principal défi auquel elle sera confrontée est le temps. Comme l’a souligné le journal, “elle ne connaîtra l’ivresse des principales fonctions que pendant quatre mois avant de sillonner le Québec en campagne électorale pour tenter de sauver la barque”.
Des défis à relever : les échecs de la CAQ
Les projections de Québec125 indiquent que la CAQ pourrait subir un déclin électoral majeur, avec seulement 9 % des intentions de vote, ce qui pourrait la priver de sièges à l'Assemblée nationale. Ce désaveu est d'autant plus inquiétant pour un gouvernement qui a été majoritaire depuis 2018.
Les critiques fusent sur le bilan de la CAQ, jugé “plus négatif que positif”, notamment en matière de santé et de services publics. Josée Legault note que pendant que le gouvernement s'attarde à interdire les prières de rue, des problèmes pressants tels que la crise du logement et la montée de la violence dans les écoles restent sans réponse adéquate.
Alors que le Parti libéral et le Parti québécois semblent gagner en popularité, la quête d'un leader capable de redresser la situation se fait pressante. “Les Québécois cherchent un chef et un parti capables de réparer les pots cassés”, conclut Legault. L'électorat du Québec s'exprima lors des élections générales prévues au plus tard le 5 octobre prochain.







