Dans un message diffusé sur Truth Social, le président américain a averti que l'armée américaine agirait de manière décisive contre toute tentative d'intrusion de navires iraniens dans le détroit d'Ormuz. Cette nouvelle provocation survient alors que les tensions entre Washington et Téhéran atteignent un nouvel acmé, à la suite d'un blocus naval annoncé par les États-Unis.
Lors de sa déclaration ce lundi 13 avril, juste après le début du blocus, Donald Trump a affirmé que la majorité de la flotte iranienne avait été neutralisée, mais a souligné la présence persistante de "navires d’attaque rapide". "Jusque-là, nous ne les avions pas vus comme une menace. Toutefois, nous n'hésiterons pas : si l'un de ces navires s'approche de notre BLOCUS, il sera immédiatement ÉLIMINÉ", a-t-il prometté, mêlant bravade et fermeté.
Téhéran dénonce un blocus « illégal »
De son côté, l'Iran a vivement contesté cette action, la qualifiant de « piraterie ». Les forces armées iraniennes ont mis en garde leurs voisins du Golfe, qui ont déjà été la cible de plusieurs frappes durant le conflit qui oppose Israël et les États-Unis à Téhéran. "La sécurité des ports iraniens est primordiale. Si elle est menacée, aucun port dans la région ne sera à l'abri", a affirmé un porte-parole militaire.
En réponse aux tirades de Trump, le Commandement central américain pour le Moyen-Orient, CENTCOM, a précisé que le passage des navires non liés à l'Iran serait autorisé, ajoutant une couche de complexité à la situation déjà tendue. Le détroit d'Ormuz, considéré comme un corridor essentiel pour environ 20 % de la production pétrolière mondiale, est désormais entravé depuis le début de la guerre contre l'Iran.
Le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez, a tenté d'apaiser les inquiétudes, affirmant que le faible nombre de navires transitant déjà par la région signifie qu'un blocus supplémentaire n'aggraverait pas significativement la situation.







