Washington et Téhéran ont annoncé mardi un accord de trêve, marquant une pause significative dans les tensions entre les deux nations, en échange de la réouverture du détroit d'Ormuz. Cette annonce est intervenue peu avant l'échéance fatidique fixée par Trump, dont les menaces avaient suscité de vives inquiétudes à l'échelle internationale. Comme l'a souligné NPR, ce retour en arrière est tout à fait spectaculaire.
Tout juste quelques heures après avoir exprimé sa détermination à anéantir les capacités militaires de l'Iran, Trump a surpris la communauté internationale en déclarant une trêve de deux semaines, qui inclut la réouverture du détroit d'Ormuz. D'après Foreign Policy, cette annonce a permis d'initier des discussions cruciales pour un accord de paix à long terme, une proposition portée par l'Iran à travers un plan en 10 points.
Les autorités iraniennes ont confirmé leur accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz pour une période de deux semaines, à condition que les hostilités cessent, a déclaré sur X le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Les pourparlers entre Washington et Téhéran débuteront vendredi au Pakistan, un pays joué un rôle de médiateur dans cet accord, comme l'a rapporté Hindustan Times.
Une victoire temporaire
Cette stratégie de diplomatie extrême employée par Trump a été analysée par Le New York Times, soulignant qu’elle pourrait avoir contribué à ce tournant inattendu. Ce succès, bien qu'éphémère, pourrait créer une opportunité pour stabiliser les marchés pétroliers, minimisant ainsi les risques d'une crise énergétique mondiale.
Cependant, l'accord ne résout pas les problèmes fondamentaux de la crise, dont la continuité du régime en place à Téhéran, soutenu par le Corps des Gardiens de la Révolution. La question du programme nucléaire iranien reste également en suspens, comme le rappelle le Times, mettant en lumière les défis considérables qui subsistent.
Optimiste, Trump a exprimé l'espoir de finaliser un accord solide avec l'Iran dans les deux semaines à venir. Cependant, selon The Wall Street Journal, les deux nations demeurent en désaccord sur des enjeux cruciaux tels que le contrôle du détroit d'Ormuz et la levée des sanctions économiques.
Incertitudes persistantes
Osama Bin Javaid, correspondant pour Al Jazeera, a souligné que cette annonce pourrait apporter un soulagement bien nécessaire dans une région marquée par des tensions croissantes. Toutefois, des questions subsistent quant au respect de ce cessez-le-feu par Israël; selon Yediot Aharonot, des responsables israéliens ont confirmé que les hostilités pourraient cesser en Liaban, ce qui rend la situation encore plus instable.







