Les Portugais sont appelés à voter ce dimanche pour le premier tour d'une élection présidentielle attendue avec impatience. André Ventura, leader du parti d’extrême droite Chega, semble prêt à franchir une nouvelle étape en montant sur le devant de la scène politique. Selon les sondages récents, Ventura pourrait arriver en tête, bien qu'il fasse face à de faibles chances de succès lors d'un éventuel second tour, prévu pour le 8 février prochain.
Après une campagne marquée par l'incertitude, le candidat socialiste Antonio José Seguro semble tenir une légère avance sur Joao Cotrim Figueiredo, l’eurodéputé libéral, dans la quête de la seconde place. Cela ouvre la voie à un retour possible des partis traditionnels dans la course, alors que deux candidats supplémentaires, Luis Marques Mendes du camp gouvernemental de droite et Henrique Gouveia e Melo, un amiral à la retraite se présentant comme indépendant, pourraient également tirer leur épingle du jeu.
André Ventura, qui a déjà essayé sa chance lors de l'élection présidentielle précédente en 2021, où il avait remporté 11,9% des voix, a vu son parti progresser considérablement depuis, atteignant 22,8% des voix lors des législatives de mai dernier. Ce qui témoigne d'un changement notable dans la dynamique électorale du pays. Comme mentionné par Le Monde, ce dernier scrutin a vu le parti Chega surpasser le Parti socialiste pour devenir la première force d'opposition.
Le président actuel, Marcelo Rebelo de Sousa, élu à deux reprises dès le premier tour, laissera un vide important. Il est à rappeler qu'au Portugal, une seule élection présidentielle a été décidée au second tour, en 1986, soulignant ainsi la tradition des résultats rapides.
Elu au suffrage universel, le président du Portugal n'a pas de pouvoirs exécutifs au sens traditionnel, mais il peut jouer un rôle pivot en période de crise, notamment en ayant la possibilité de dissoudre le Parlement pour déclencher des élections législatives. Alors que le pays se prépare à ces élections, les regards se tournent vers l'avenir avec une anticipation croissante des impacts que pourrait engendrer un renforcement de l’extrême droite au sein du paysage politique.







