Des milliers de fervents partisans de Nicolas Maduro ont envahi les rues de Caracas, exigeant sa libération. Cet événement, qui s'est tenu le 5 janvier, a été orchestré à l’initiative du gouvernement en parallèle de l’investiture de Delcy Rodriguez, la nouvelle présidente par intérim.
La situation s'est intensifiée après l'arrestation de Maduro, qui a plaidé non coupable devant un tribunal américain. Les manifestants, brandissant des pancartes avec des messages provocateurs tels que "Maduro, tiens bon, le Venezuela se soulève!", montrent un soutien indéfectible en pleine crise politique, rapporte France 24.
Au milieu de la foule, Nicolas Maduro Guerra, surnommé "Nicolasito", le fils du président déchu, a pris la parole. Il a affirmé avoir eu une "communication indirecte avec son père" et a déclaré : "Là-bas [aux États-Unis], nous avons une bonne équipe qui nous soutient et nous aide à défendre la dignité". Ces propos ont été accueillis par des applaudissements, témoignant de la détermination des manifestants.
Des figurines représentant le président et la Première Dame, Cilia Flores, ont également fait surface pendant la manifestation. Certaines des pancartes dénonçaient les actions des États-Unis, qualifiant leurs représentants d'"assassins et de kidnappeurs". Ce sentiment anti-américain n'est pas surprenant dans le contexte actuel, tous les observateurs s'accordent à dire que la situation au Venezuela est à un tournant critique.
Cette mobilisation n’est pas seulement une réponse à l’arrestation de Maduro, mais elle souligne également l’angoisse persistante de nombreux Vénézuéliens face à la crise économique et humanitaire qui dure depuis plusieurs années. Les analystes de la situation estiment que des élections libres seraient essentielles pour apporter un changement durable au Venezuela, comme l’a déclaré l’expert en géopolitique Javier Corrales dans les colonnes de Libération.
Le soutien populaire pour Maduro semble donc loin de s'estomper, avec des milliers de voix qui continuent à scander son nom et à exiger sa libération. Alors que le pays fait face à des défis de taille, la mobilisation actuelle pourrait redéfinir le paysage politique du Venezuela dans les mois à venir.







