Le 5 novembre prochain, les électeurs américains seront appelés aux urnes pour renouveler la totalité de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat. À cet horizon, l'intelligence artificielle (IA) émerge comme une question prépondérante, promettant d'influencer le comportement électoral. La campagne de Donald Trump, alignée sur les intérêts du secteur technologique, pourrait connaître des répercussions significatives.
Pour préserver le leadership des États-Unis face à la montée de la Chine, Trump a cultivé des relations étroites avec des figures marquantes de la tech, telles que Sam Altman d'OpenAI et Elon Musk, dont les entreprises façonnent les infrastructures de l'IA. Ce rapprochement pourrait cependant lui coûter cher dans un climat où l'opinion publique est de plus en plus méfiante à l'égard des innovations technologiques non régulées.
Les critiques abondent, notamment quant à l'absence de régulations claires autour de l'utilisation de l'IA. Une trentaine d’États ont déjà introduit des législations pour réguler les centres de données et limiter les dérives technologiques, mais la Maison-Blanche, sous l'impulsion de Trump, semble privilégier le développement à une régulation efficace. Des experts, comme le professeur en science politique, Jérôme Boucher, soulignent que l'absence de contrôle pourrait entraîner un backlash lors des élections, notamment parmi les électeurs sensibles aux questions éthiques et aux droits digitaux.
Enfin, le projet de Trump, le Stargate Project, qui prévoit un investissement de 5 000 milliards de dollars dans l'IA, pourrait aussi générer des débats passionnés. Comme le souligne Politico, l´impasse entre innovation et régulation pourrait être au cœur de la mobilisation électorale de 2024.







