Le président américain, Donald Trump, a récemment déclaré que les États-Unis étaient "prêts" à intervenir si des manifestants pacifiques déroulaient la tragédie de la violence en Iran. Ses commentaires, publiés sur sa plateforme Truth Social, ont suscité de vives réactions à Téhéran, où les autorités ont mis en garde contre les conséquences d'une telle ingérence.
Les manifestations, qui ont commencé dimanche en raison de l'augmentation des prix, se sont intensifiées et ont abouti à des violences tragiques, avec six morts selon des médias locaux. Ce soulèvement semble s'étendre, touchant au moins 20 villes, notamment à Téhéran, où les commerçants et les étudiants se sont joints aux manifestations pour dénoncer l'hyperinflation et la morosité économique.
Trump a déclaré : "Si l'Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les États-Unis d'Amérique viendront à leur secours." Ses déclarations ont été accueillies par des avertissements de responsables iraniens, dont Ali Shamkhani, qui a décrit toute intervention comme une ligne rouge, promettant une riposte en cas d'agression.
Ali Larijani, un autre conseiller influent, a averti que l'intervention américaine risquerait de déstabiliser le Moyen-Orient, affirmant que "Toute ingérence pourrait nuire aux intérêts américains dans la région". Cette dynamique aux conséquences géopolitiques inquiétantes rappelle les soulèvements précédents, notamment ceux de 2019 et 2022, qui avaient déjà mis à mal la stabilité du régime.
Les récents troubles surviennent dans un contexte où l'Iran est exacerbée par le retour de sanctions de l'ONU sur son programme nucléaire, à la suite de la guerre avec Israël en 2025, qui a affaibli ses alliés en Syrie, au Liban, et à Gaza. Le pouvoir d'achat des Iraniens s’en ressent également, la monnaie nationale, le rial, ayant perdu plus d'un tiers de sa valeur face au dollar. Actuellement, le taux d'inflation en Iran est estimé à 52% sur un an.
Le procureur du Lorestan, Ali Hassanvand, a prévenu que toute participation à des rassemblements illégaux serait traitée avec une main de fer par la justice, réaffirmant la nécessité de distinguer entre les manifestants légitimes et les émeutiers. Alors que le gouvernement tente de freiner les tensions, la situation reste volatile et incertaine, laissant planer un risque de répression accrue.
Les analystes s'interrogent sur l'avenir des manifestations et de l'équilibre politique en Iran. Selon une récente analyse de France 24, les autorités tentent d'adresser les préoccupations économiques tout en maintenant fermement le contrôle sur la dissidence. L'intensification de la répression, combinée à un climat économique de plus en plus désastreux, laisse présager des jours sombres pour la population iranienne.







