Une initiative audacieuse, nommée la «boîte noire de la Terre», sera implantée en Tasmanie pour capturer la progression de la crise climatique. Annoncé en 2021, ce projet novateur devrait être achevé d’ici la fin de l’année, marquant un tournant dans la manière dont nous documentons notre impact sur la planète.
Située sur l’ancien site d’un aéroport, cette boîte noire géante, inspirée des enregistreurs de vol, sera construite avec des plaques d’acier de 7,6 cm d’épaisseur, entourée de béton et coiffée d’un toit en verre trempé agrémenté de panneaux solaires. Sa mission? Enregistrer «chaque étape de notre marche vers la catastrophe», comme le souligne le site [du projet](https://www.earthsblackbox.com/).
Les données recueillies comprendront des informations sur les températures, la montée du niveau des mers ainsi que des décisions politiques et des rapports scientifiques, comme l’a rapporté [CNN News](https://edition.cnn.com/2026/07/09/climate/earths-black-box-humanity-apocalypse-tasmania). Rob Beamish, l’un des créateurs, insiste sur l'importance de cette installation : «Elle vise à sensibiliser le public à la réalité du changement climatique et au risque existentiel qu’il représente». À long terme, cette archive pourrait servir de témoin pour les générations à venir.
Conçu par des organisations telles que Rouser Lab et le collectif The Glue Society, le projet a été révélé lors de la [COP 26](https://www.lefigaro.fr/story/cop-26-macron-et-les-jeunes-reunion-des-eveques-de-france-les-5-infos-a-connaitre-ce-2-novembre-14629) à Glasgow. Bien qu'il ait dû faire face à des retards causés par des défis techniques et financiers, les équipes espèrent achever la construction d'ici cette fin d'année.
Shane Pitt, le maire de la région, souligne que la stabilité géologique et politique de la Tasmanie joue en faveur du projet. Selon lui, cela pourrait même stimuler le tourisme dans cette région isolée. Toutefois, certains experts en climat se montrent sceptiques quant à l'impact tangible que cette installation pourra avoir sur le changement climatique et s'interrogent sur l’accès futur aux informations qu’elle contiendra.







