Lors du récent sommet de l'Otan, un cadeau inattendu a été présenté par le président turc, Recep Tayyip Erdogan : des revolvers Magnum 357 gravés à son nom, accompagnés de six balles réelles. Cet acte a laissé les délégations dans l'embarras, se demandant comment transporter ces armes dans leurs pays respectifs.
De nombreuses questions se sont posées : fallait-il laisser le revolver à Ankara, l'emmener ou l'offrir à un musée ? Le cadeau a généré des scènes « lunaires » parmi les dirigeants présents. Selon la BBC, plusieurs leaders n'ont pris connaissance de la nature du cadeau qu'une fois revenus dans leur pays, certains n'ayant même pas pu le voir avant qu'il ne soit pris en charge par leurs équipes de sécurité.
Keir Starmer fut le premier à mentionner ce cadeau inattendu, expliquant qu'il a été remis à chaque chef d'État lors de leur rencontre à Ankara. Chaque revolver était soigneusement disposé dans une boîte rouge, tapissée de noir, et accompagné d'une note stipulant qu'ils ne nécessitaient pas de contrôles à l'exportation.
À leur arrivée à Bruxelles, l'équipe du Premier ministre belge, Bart De Wever, a « pris connaissance de la nature exacte du cadeau ». Incapable de garder un tel objet, ils l'ont remis aux autorités. Ce même type d'incident s'est produit avec les cadeaux offerts à Ursula von der Leyen et António Costa, ajoutant un défi logistique supplémentaire.
Ursula von der Leyen prévoit de faire don de son revolver
Ursula von der Leyen a répondu à ce geste en remerciant Erdogan, tout en annonçant son intention de faire don de l'arme à un musée militaire une fois hors service. Le Premier ministre luxembourgeois, Luc Frieden, a déclaré qu'il allait conserver le revolver comme un « cadeau diplomatique », après l'avoir neutralisé pour qu'il ne soit plus fonctionnel.
La présidence polonaise a également reçu le revolver, mais avec des précautions, mémoires d’un incident en décembre dernier où un lance-grenade a explosé suite à un cadeau similaire. Un collaborateur a rassuré : « il est certain que personne ne va tirer avec ».
Les motivations derrière ce cadeau inattendu
Les raisons de ce choix extravagant restent floues, avec des pays comme le Royaume-Uni, les Pays-Bas, et l'Allemagne devant gérer des législations complexes sur le transport d'armes. Les responsables ont formulé des interrogations sur la pertinence d'un tel présent, en particulier au cours d'un sommet axé sur des questions sérieuses comme l'Ukraine et les relations avec Trump. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a plaisanté sur la disparité de son propre cadeau, un simple sirop d'érable, en disant : « c'était un peu en décalage ».
La situation soulève des interrogations sur les implications de ce geste dévoilé lors d'une rencontre d'une telle envergure. Avec les tensions diplomatiques actuelles, cet incident pourrait en dire long sur la dynamique au sein de l'Otan et des relations internationales dans leur ensemble. En somme, ce revolver soulève plus de questions que de réponses.







