La Grande Barrière de corail en Australie a récemment échappé à l’inscription sur la liste du « patrimoine mondial en péril » de l'Unesco, mais cette dernière a exprimé une « préoccupation absolue » quant à son état. Dans un rapport préliminaire, l’Unesco souligne que bien que la résilience de cette barrière demeure remarquable, sa capacité à faire face et à se rétablir après des événements extrêmes est de plus en plus compromise.
Depuis 2021, l’agence de l’ONU suit de près la situation de cette barrière de corail, qui s'étend sur 2.300 kilomètres. Elle avait averti qu’elle pouvait devenir patrimoine mondial en péril. Cependant, l'Unesco note que l'Australie a accompli des avancées sur divers enjeux, tels que le changement climatique, la qualité des eaux, ainsi que la pêche durable et le nettoyage des débris qui menacent le corail.
Un stress thermique inédit sur les coraux
Au cours de l'année précédente, des scientifiques ont observé le blanchissement le plus étendu de la barrière, causé par des températures océaniques élevées en 2024, entraînant « des niveaux de stress thermique sans précédent » depuis près de quarante ans. En 2025, l’Australie a renforcé sa législation pour protéger la végétation indigène autour du récif, mais l’Unesco appelle toujours à des actions plus radicales contre le dragage et la surpêche.
La Grande Barrière de corail joue un rôle vital, générant environ 9 milliards de dollars australiens (5,5 milliards d’euros) par an et employant près de 77.000 personnes. « Il ne devrait pas falloir attendre que l’Unesco nous le dise pour agir en faveur de sa protection », a affirmé Lissa Schindler, porte-parole de l’Australian Marine Conservation Society. Le gouvernement australien s'engage à soumettre un rapport d'avancement sur la situation de la barrière en 2028.







