La canicule qui a frappé la France du 22 au 28 juin a provoqué au moins 2.025 décès supplémentaires par rapport à la semaine précédente, illustrant une hausse de près de 30 % à l’échelle nationale, selon les informations révélées par Santé publique France.
Les données indiquent que la semaine du 22 au 28 juin 2026 a enregistré un surplus de 2.025 décès, représentant une augmentation de 29,1 % par rapport à la semaine précédente. Cette surmortalité touche majoritairement les individus âgés de 45 ans et plus, toutes causes confondues, et a été principalement constatée à domicile (+ 91 %), dans les Ehpad (+ 37 %) et dans les établissements de santé (+ 19,7 %).
Ainsi, le total des décès s’élève à 8.973 pour cette période, contre 6.948 pour la semaine du 15 au 21 juin 2026.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a évoqué ce sujet lors d’un entretien sur TF1, soulignant que ce bilan pourrait évoluer, car il ne repose que sur une partie des certificats de décès disponibles : « Ces chiffres vont donc évoluer de façon certaine », a-t-elle averti.
121 décès en Centre-Val de Loire
Les décès ont augmenté à l’échelle du territoire français. La surmortalité est particulièrement marquante en Île-de-France, avec une hausse de 62,8 %, soit 619 décès. En Nouvelle-Aquitaine, on dénombre 264 décès (+ 28,1 %) et 121 décès (+ 47,3 %) en Centre-Val de Loire.
Des augmentations similaires ont été observées en Normandie (+ 53,1 %) avec 216 décès, dans les Pays de la Loire (+ 62 %) avec 178 décès, en Bretagne (+ 36,0 %) avec 129 décès, et dans les Hauts-de-France (+ 27,7 %), qui comptabilisent 155 décès supplémentaires. Seules les régions d’Occitanie et d’Auvergne-Rhône-Alpes semblent épargnées par cette hausse alarmante.
Des données interprétées avec prudence
Santé publique France préconise une interprétation prudente de ces statistiques, lesquelles seront mises à jour à mesure que les certificats électroniques de décès sont remontés. Les chiffres demeurent hétérogènes, variant selon les régions ainsi que le lieu de décès. Chaque estimation recouvre une période de trois semaines après la fin de chaque épisode caniculaire.







