Le dirigeant nord-coréen a récemment confirmé que l'armée s'engage à doter ses navires militaires d'armement nucléaire. Lors d'une cérémonie à Nampo, il a précisé que la construction de nouveaux vaisseaux militaires de 10 000 tonnes était en cours. Selon l'agence d'État KCNA, ces déclarations ont été faites le 24 juin, signalant un tournant stratégique pour la marine du pays.
Au cours de cette cérémonie, Kim a déclaré : "Le programme visant à équiper notre marine d'armes nucléaires avance conformément à nos objectifs stratégiques". Il a expliqué que cette initiative serait cruciale pour maintenir la puissance militaire de la Corée du Nord face aux manœuvres de ses voisins, en particulier de la Corée du Sud et des États-Unis, qui, selon lui, augmentent les tensions dans la région.
L'agence KCNA a également rapporté que le Choe Hyon, actuellement le plus grand navire de guerre de la Corée du Nord, est armé des "armes les plus puissantes" développées par le pays. Kim Jong Un a supervisé des essais militaires, notamment un tir de missile de croisière réussi à partir de ce navire plus tôt cette année.
Navires de 10 000 tonnes
Le président nord-coréen a prévu la construction de deux grands navires chaque année, dont au moins un de 10 000 tonnes. Selon Choi Gi-il, un expert militaire de l'université Sangji, "un vaisseau de cette ampleur démontrera clairement l'ambition de Pyongyang de ne pas être distancé par la puissance navale de Séoul". Les destroyers de ce type sont comparables aux modèles sophistiqués comme ceux de classe Arleigh-Burke, largement utilisés par les États-Unis.
Pour donner une idée de l'évolution navale, la Corée du Sud possède plus de dix navires de plus de 5 000 tonnes, tandis que la Corée du Nord en a seulement deux. Lors d'un discours récent, Kim a affirmé : "L'époque où notre marine se contentait de défendre les eaux côtières est désormais révolue".
Ce renforcement militaire survient dans un contexte de tensions renouvelées, la Corée du Nord affirmant qu'elle est désormais un "État nucléaire irréversible" depuis l'échec des négociations de dénucléarisation avec les États-Unis en 2019. La région reste marquée par une absence de traité de paix, la guerre de 1950-1953 ayant seulement abouti à un armistice.







