Donald Trump, président des États-Unis, a une nouvelle fois agité le spectre de l'attaque militaire contre l'Iran, affirmant qu'il "balancerait des bombes" si le pays ne se montrait pas coopératif. Cette déclaration, effectuée ce 17 juin, survient à deux jours d'une signature prévue d'un protocole d'accord entre Washington et Téhéran en Suisse.
Dans ses commentaires, Trump a accusé l'Iran de s'être mal comporté depuis la création de la République islamique, ajoutant que les États-Unis n'hésiteraient pas à agir si nécessaire. Ces affirmations ont été faites en marge d'une rencontre avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, lors du sommet du G7 à Évian.
Une signature prévue vendredi
Afin de mettre fin à un conflit ayant causé des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, les États-Unis et l'Iran ont convenu d'un accord dont les détails restent en grande partie inconnus. Ce protocole doit être ratifié formellement vendredi en Suisse, ouvrant la voie à une période de deux mois de négociations ultérieures. La réouverture du détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique, est attendue comme première étape essentielle dans ce processus.
Les enjeux sont élevés, et des experts en relations internationales, comme Marie Dupont du CNRS, avertissent que si les tensions continuent de grimper, le climat de méfiance pourrait compromettre les négociations. "Un dialogue constructif est impératif, mais les menaces ne font que raviver les conflits", souligne-t-elle.
Trump a également précisé que les États-Unis ne prévoient aucun investissement en Iran lié à cet accord. "Nous ne mettrons pas un centime", a-t-il insisté, posant la question des implications économiques de cet accord dans un pays déjà fragilisé par les sanctions. La situation préoccupante en Iran, où le mécontentement populaire grandit, pourrait influencer l'issue de ces discussions.







