Par Matthieu Le Gall
Pour Marco Rubio, l'attitude combative de Donald Trump sur la scène internationale est une opportunité. Cela lui permet de démontrer sa fidélité et ses compétences en tant que secrétaire d'État auprès de la Maison-Blanche. Toutefois, pour J.D. Vance, la guerre contre l'Iran se révèle être un fardeau. Bien que Trump utilise Vance comme un atout contre les Démocrates, le vice-président est réticent à s'engager dans des conflits qu'il n'a jamais voulu affronter.
Au cœur de ses réflexions, Trump pose souvent cette question : qui, entre « Marco » ou « J. D. », pourrait le remplacer ? Son narcissisme reste intact, tout comme sa conscience que son futur successeur devra le protéger des éventuelles poursuites judiciaires si la tendance s'inverse. Avec un sens aigu de la stratégie, Trump exacerbe la compétition entre ses deux prétendants, récompensant et humiliant à sa guise, s'assurant que ni l'un ni l'autre ne parvienne à le surpasser.
Actuellement, J.D. Vance et Marco Rubio rivalisent de dévotion pour séduire le roi Donald, dont la popularité auprès des partisans de la mouvance MAGA perdure malgré la flambée des prix aux États-Unis. Cependant, ils pourraient facilement changer de cap après les élections de mi-mandat, en cas de revers républicain. Le phénomène du trumpisme, à l'image de l'énergie nucléaire, tend à contaminer ceux qui s'en approchent trop près, souvent sans se protéger.
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