Le 3 juin dernier, un cessez-le-feu entre Israël et le Liban a été annoncé à Washington, mais le lendemain, l'armée israélienne poursuivait ses frappes dans le sud du Liban, laissant place à un climat de méfiance et de questions. Donald Trump, président des États-Unis, a affirmé que l'accord ne serait pas rompu, mais les habitants de Beyrouth semblent dubitatifs quant à sa viabilité.
Des frappes israéliennes ont continué de viser le sud du Liban, incitant l'armée à ordonner de nouvelles évacuations. Bien que l'accord stipule un cessez-le-feu conditionné à l'arrêt complet des tirs du Hezbollah, le climat demeure tendu. Daniel Holler, conseiller au Département d'État américain, a précisé : "Tous les pays s'accordent à dire que la future relation entre Israël et le Liban doit être déterminée par les deux gouvernements souverains, rejetant les interférences extérieures", soulignant une fois de plus l'influence du Hezbollah et de son allié iranien.
Téhéran a également conditionné l'avancée des négociations avec les États-Unis à la cessation des frappes israéliennes dans la région. Trump a annoncé avoir eu une communication avec le Hezbollah, déclarant qu'un engagement mutuel d'attente avait été établi : "Ils ne vont pas tirer. Israël ne va pas tirer. On va voir".
Les Libanais n'y croient pas
Le scepticisme prédomine parmi la population libanaise face à ce nouveau cessez-le-feu, surtout après l'échec d'une trêve antérieure réussie pour seules promesses. Les habitants expriment des doutes quant à la volonté d'Israël de se retirer des territoires, un sentiment partagé par des observateurs de la région. "L'expérience passée nous démontre qu'une fois Israel engagé, il ne se retire pas facilement", a confié Hassan Dakhlallah, un déplacé interne. Suad Attia, une résidente de Beyrouth, a ajouté : "Un cessez-le-feu n'est valable que si cela inclut un retrait complet des territoires occupés par Israël".
Les tensions se sont accentuées ce jeudi, tragiquement marquées par la mort d'un casque bleu serbe, touché par un projectile sur une base de l'ONU au Liban. Une enquête a été ouverte, mais les perspectives d'une paix durable semblent encore lointaines.







