Lors d'une récente conférence de presse, Emmanuel Macron a souligné que Xenia Fedorova, ancienne directrice de la chaîne d'information Russia Today, avait joué un rôle crucial dans la disinformation au service de l'État russe. Il a affirmé qu'elle était à l'époque à la tête d’un média qui agissait en réalité comme une « agence de propagande d'État ». Ces propos interviennent alors que Fedorova est de plus en plus scrutée dans les médias français pour son lien supposé avec le Kremlin.
« Les choses n'ont pas changé depuis 2017 », a déclaré Macron, en évoquant un discours prononcé à Versailles où il avait déjà mis en exergue le rôle de Fedorova. Il a précisé qu'elle était à l'époque associée à un environnement médiatique manipulé par l'État et qu'il souhaite faire passer un message clair sur la désinformation russe. Des experts en communication, comme Thierry Lentz, estiment que ces accusations montrent la nécessité d'une vigilance accrue face à la propagande : « Les médias ne doivent pas laisser passer ce type d'influence. »
Cette déclaration de Macron s'inscrit dans un contexte plus large de tensions géopolitiques entre la France et la Russie, exacerbées par la guerre en Ukraine. Fedorova, qui continue de faire parler d'elle dans les cercles médiatiques, se défend et affirme que son travail n'est pas influencé par des agendas étrangers. La situation attire également l'attention des observateurs et des analystes politiques, qui voient ces accusations comme un reflet des relations internationales actuelles. Selon une analyse du Monde, la France est à un tournant dans sa stratégie médiatique face aux interventions extérieures et aux récits manipulés.







