Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a exprimé son inquiétude concernant le territoire ukrainien, sans pour autant envisager l'ouverture d'un second front entre Kiev et Minsk. Cette déclaration intervient dix jours après que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a évoqué des mesures « préventives » contre la Biélorussie.
Lors d'une conférence de presse, Loukachenko a révélé : « Nous avons une cible majeure, avec des coordonnées précises, et elle est très proche de la Biélorussie. Ils le savent aussi. » Bien qu'il n'ait pas spécifié cette « cible », ses affirmations laissent entrevoir un climat de tension exacerbé dans la région.
Un arsenal de 500 cibles identifiées par Kiev
Ces déclarations de Loukachenko font écho aux avertissements lancés le 21 mai par Robert Brovdi, commandant de l’unité de dronistes Madyar’s Birds, qui dirige les systèmes de drones de l’armée ukrainienne. Ce cadre militaire avait indiqué que son pays avait dressé une liste de « 500 premières cibles » sur le sol biélorusse en cas de « provocation ».
Loukachenko a réagi en déclarant : « Ils ont peut-être identifié 500 cibles – merci, car nous en avons 500 pour eux. Mais l’armée ukrainienne ne souhaite aucune guerre avec la Biélorussie. J’en suis absolument certain. » Il a ensuite précisé que toute escalade impliquerait « mille kilomètres de lignes de front supplémentaires », soulignant que l'option militaire n'est pas souhaitable pour son pays.
Le président ukrainien a également rappelé que son pays était préparé à toute éventualité face à des agressions biélorusses : « Le régime de Loukachenko doit comprendre qu’il y aura des conséquences en cas d’agression contre l’Ukraine et notre peuple. »
La dernière rencontre entre les deux dirigeants a eu lieu en 2019, lors d'un forum, avant que la Russie n'envahisse l'Ukraine. Actuellement, alors que les combats font rage, l'Ukraine est la cible de frappes massives de missiles et de drones russes, notamment dans la région de Zaporijjia.
Les tensions s'intensifient alors que les deux nations se livrent à une escalade verbale, alimentée par des conflits d'intérêts de plus en plus prononcés, marquant une erreur potentielle sur le champ de bataille.







