Dans la nuit de vendredi, une attaque présumée d'origine ukrainienne a causé la mort d'une personne et blessé 35 autres dans un collège professionnel à Starobelsk, une ville de la région de Lougansk occupée par les forces russes. Les autorités de Moscou qualifient cet événement de "crime monstrueux".
Selon Léonid Passetchnik, gouverneur autoproclamé par la Russie, les drones ennemis ont frappé le bâtiment éducatif, qui était associé à l'université pédagogique de Lougansk. Il a détaillé les dégâts sur la plateforme russe Max, précisant que la zone de la frappe comprenait également un foyer universitaire.
Le Comité d'enquête russe a rapidement ouvert une enquête pour "attentat", rapportant que l'attaque a été menée avec quatre drones ukrainiens. Des images publiées par Passetchnik montrent des bâtiments ravagés par le feu et plusieurs structures partiellement détruites, traduisant l’ampleur des dégâts.
Les équipes de secours ont retrouvé un corps sous les décombres, selon des informations du ministère des Situations d'urgence de Russie. Les opérations de déblayage sont toujours en cours et il est possible que d'autres victimes soient encore piégées.
Au moment de l'attaque, 86 adolescents, âgés de 14 à 18 ans, étaient présents dans l'établissement. Passetchnik a déclaré que la moitié d'entre eux avait subi des blessures variées, sans fournir plus de détails.
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a déclaré aux journalistes que cette frappe constitue "un crime monstrueux" perpétré par le régime de Kiev et qu'il est essentiel que ceux qui en sont responsables soient traduits en justice. Cette déclaration renforce la tension entre les deux pays.
L'Ukraine, qui a intensifié ses attaques sur des objectifs russes en représailles aux bombardements incessants depuis le début de l'invasion en février 2022, n'a pour l'instant pas émis de commentaires sur cette frappe en particulier.







