Le président Donald Trump a placé le cessez-le-feu avec l'Iran "sous assistance respiratoire", rejetant la réponse iranienne à son plan de paix. Lors d'une déclaration faite le 11 mai, il a qualifié les conditions posées par Téhéran de "totalement inacceptables".
La situation reste stagnante, à l’image des navires marchands immobilisés dans le détroit d'Ormuz. Les négociations s'enlisent suite aux exigences formulées par l'Iran le 10 mai. Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a questionné la pertinence des demandes américaines : "Demander la fin de la piraterie maritime et débloquer nos avoirs gelés depuis des années est-ce trop demander ? Assurer la navigation sécurisée dans le détroit d'Ormuz, est-ce déraisonnable ?"
Ces questions ont été rapidement écartées par Trump, qui a réagi sur les réseaux sociaux : "Je viens de lire la réponse des soi-disant représentants de l'Iran. Je ne l'aime pas. C'est totalement inacceptable." Après un mois de répit marqué par quelques incidents, les opportunités diplomatiques semblent s'évanouir.
Les cours du pétrole repartent à la hausse
Parallèlement, dans le sud du Liban, les opérations militaires menées par Tsahal continuent pour créer une zone tampon contre le Hezbollah. Cela témoigne d'un climat peu propice à la paix. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a déclaré : "Cette guerre a permis d'accomplir beaucoup de choses, mais elle n'est pas terminée. Il reste de l'uranium à extraire d'Iran et des groupes soutenus par Téhéran qui cherchent à se renforcer, sans oublier la menace des missiles balistiques".
Dans ce contexte de tensions croissantes et de perspectives diplomatiques limitées, le marché pétrolier commence à ressentir les effets de cette instabilité, avec une hausse des prix du brut. L'initiative internationale de sécurisation du détroit, pilotée par la France et le Royaume-Uni autour du porte-avions Charles de Gaulle, aura probablement du mal à s'imposer sur le terrain.







