Les 22 derniers passagers du MV Hondius sont prévus pour débarquer lundi et seront pris en charge par les autorités sanitaires de leurs pays, à l'instar des autres évacués dont deux ont été confirmés positifs au hantavirus.
L'Espagne a affirmé avoir suivi des protocoles stricts lors de ces opérations, qui ont débuté dimanche, visant à éviter la propagation de ce virus rare, pour lequel il n'existe pas de vaccin.
En plus des 22 passagers qui seront relogés, 32 membres d'équipage resteront à bord du navire, qui mettra également en route le corps d'une ressortissante allemande décédée à cause de l'infection, comme l'a pertinent expliqué Mónica García, la ministre espagnole de la Santé.
Les evacuations se déroulent dans un cadre d'urgence, avec le départ du Hondius prévu vers 18H00 GMT après un approvisionnement en carburant, a précisé Mónica García.
Au total, cette opération a conduit à l'évacuation de 116 personnes issues de 23 nationalités différentes en moins de 48 heures, qualifiée de "sans précédent" par le gouvernement espagnol.
Le capitaine du Hondius exprime son souhait que tous les passagers et membres d'équipage rentrent chez eux en bonne santé, comme circonstancié dans un message vidéo diffusé par Oceanside Expeditions.
- Deux cas positifs parmi les rapatriés -
Parmi les 94 personnes déjà évacuées dimanche, un citoyen américain et une Française ont été testés positifs au hantavirus, dont la condition s'est aggravée aux dires des autorités parisiennes.
Mónica García a contesté les accusations de négligence, soulignant le bon déroulement du dispositif mis en place, visant à réaliser des tests PCR dans les pays d'accueil des évacués après leur arrivée.
Elle a également précisé que toutes les precautions nécessaires avaient été adoptées pour sécuriser les connaissances des contacts à risque, renforçant l'importance du traçage et de la surveillance de la santé publique.
Trois décès sont à déplorer parmi les passagers, dont deux ont été confirmés comme étant liés à l'infection au hantavirus, tandis que six cas supplémentaires ont été identifiés.
- Appel à la sérénité -
Malgré les tensions, les fonctionnaires américains signalent qu'un autre passager affiche des symptômes bénins, alors que le gouvernement français a enregistré 22 cas contacts et appelle la population à ne pas céder à la panique.
En Espagne, les résultats des tests effectués sur les 14 Espagnols évacués sont attendus ce lundi, contribuant ainsi à la gestion de cette crise qui rappelle les échos de la pandémie de Covid-19, bien que l'OMS insiste sur le fait que la situation actuelle est différente de celle d'il y a trois ans.
Les images montrant les évacués dans des combinaisons de protection alimentent l'anxiété publique, renvoyant à des moments vécus par le passé.
- Protocole sanitaire adapté -
Les autorités sanitaires de chaque pays réagissent différemment, souvent en suivant les recommandations de l'OMS. Aux États-Unis, chaque évacué sera évalué médicalement et recevra un suivi adapté, bien que la nécessité d'une mise en quarantaine ne soit pas systématique.
La souche d'hantavirus présente sur le navire, l'Andes, est peu commune et peut se transmettre entre humains avec une incubation allant jusqu'à six semaines. En général, le hantavirus est propagé par des rongeurs infectés via leurs excréments, urine et salive.







